Les réserves commerciales de pétrole brut ont connu une augmentation surprise la semaine passée aux Etats-Unis, en partie soutenues par un rythme plus élevé d’importations, selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publié mercredi.
Les stocks commerciaux ont gonflé d’environ 2,5 millions de barils sur la période de sept jours achevée le 31 juillet, quand le marché tablait au contraire sur un recul de 1,5 million, selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg.
Au total, ils s’établissent à 407 millions de barils, «environ 6% en dessous de la moyenne sur cinq ans pour cette période de l’année», souligne l’EIA.
Cette évolution à la hausse s’explique partiellement par une augmentation des importations (+9%), qui s’affichent au plus haut depuis fin mai.
Les exportations ont elles augmenté de 6%.
L’évolution des stocks commerciaux a aussi été influencée par un ajustement statistique de l’EIA, qui a ajouté cette fois environ 561'000 barils quotidiens aux volumes arrivés sur le marché américain.
Cet ajustement permet à l’agence de corriger des approximations constatées lors des périodes précédentes et ne reflète pas l’activité de la semaine dernière.
Le rythme de prélèvements dans la réserve stratégique (SPR) semblait s’essouffler avec seulement 2,8 millions de barils puisés sur la période.
Avec l’engagement pris par Washington de libérer un total de 172 millions de barils de cette réserve pour atténuer les conséquences de sa guerre avec l’Iran, le marché était plutôt habitué à des baisses hebdomadaires de l’ordre de 6 à 8 millions de barils.
En parallèle, les raffineries ont ralenti leur rythme (à 96,5% de leurs capacités contre 97,2% la semaine précédente) et la production américaine s’est maintenue autour de 13,80 millions de barils quotidiens.
Comme depuis le début du conflit au Moyen-Orient, ces données n’ont pas changé la direction du marché pétrolier, qui reste concentré sur les évolutions géopolitiques.