Le marché du pétrole attend un potentiel accord pour rouvrir Ormuz

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Après avoir perdu environ 11% depuis le début de la semaine, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, grappille 0,11% ce mercredi, à 79,45 dollars.

Les cours du pétrole ont hésité mercredi, dans l’attente d’un accord formel entre Washington et Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Après avoir perdu environ 11% depuis le début de la semaine, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a grappillé 0,11% mercredi, à 79,45 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a lâché 0,73% à 75,22 dollars.

«Le marché se montre plutôt optimiste quant à la possibilité que la dernière série de négociations entre l’Iran et Oman aboutisse à un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz au trafic des pétroliers», commente auprès de l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L’Iran a indiqué mercredi s’être accordé avec le sultanat d’Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans Ormuz, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture de cette voie maritime verrouillée par Téhéran dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

«On ne sait jamais très bien si les Etats-Unis négocient réellement directement avec l’Iran», relève Andy Lipow.

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait «très bientôt» sans quoi l’Iran serait frappé «très fort», et assuré qu’un accord pourrait intervenir d’ici jeudi.

Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington.

Si un accord est confirmé, nous pourrions assister à un mouvement vers les 75 dollars pour le baril de Brent, «voire même plus bas vers 70 dollars» qui était le niveau observé fin juin lorsqu’un protocole d’accord avait été conclu entre les deux parties, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Cependant, «il existe un risque bien réel que tout accord se délite assez rapidement», comme cela a déjà été le cas pour celui passé en juin, soulignent les analystes d’ING.

Même si un accord était signé, le marché pourrait exiger une prime de risque, c’est-à-dire une rémunération supplémentaire pour compenser l’incertitude persistante autour des flux pétroliers dans le détroit, affirme M. Rasmussen.

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