Le pétrole plonge mardi, le Brent repassant sous la barre des 80 dollars, après que les Etats-Unis ont dit espérer la conclusion rapide d’un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
«Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation», a déclaré Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC, faisant réagir les prix du pétrole à la baisse.
Vers 14H30 GMT (16H30 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 4,50% à 80,00 dollars, après être tombé à 79,50 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, reculait de 5,17% à 76,19 dollars.
Peu avant la déclaration de M. Bessent, le porte-parole des Affaires étrangères du Qatar, pays médiateur dans le conflit au Moyen-Orient aux côtés du Pakistan et d’Oman, a fait état d’efforts «en cours» pour trouver une «solution à court terme qui permettrait de relancer le dialogue».
La question de la navigation dans le détroit d’Ormuz reste centrale. Les Etats-Unis rejettent l’idée de frais de passage que souhaite imposer l’Iran.
Les tensions restent vives dans cette zone. Plus tôt dans la journée, l’agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu’un navire avait été touché par un «projectile inconnu» dans ce détroit.
Pourtant, «les investisseurs croient qu’il va y avoir une résolution imminente», et en cas d’accord effectif, les cours pourraient rapidement retomber comme en juin après la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran à des niveaux proches des 70 dollars, explique auprès de l’AFP John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
L’Iran a pour l’instant rejeté les allégations de discussions directes avec les Etats-Unis, et affirme négocier avec Oman pour le contrôle du détroit d’Ormuz.
Mais cela confirme «qu’il y a bien des discussions diplomatiques» pour rouvrir le détroit, souligne M. Plassard, et peut donc être perçu comme un signe positif.
De plus, Donald Trump «veut terminer la guerre» pour faire baisser le prix de l’essence déjà jugé trop élevé par le président américain, ajoute-t-il.