Le cours de l’or a baissé cette semaine, terni par la hausse des taux d’intérêts américains et du dollar, qui lui font concurrence comme valeurs refuges, et par des ventes en amont d’une semaine de congés en Chine.
Le métal jaune périclite, «principalement en raison des mesures de resserrement monétaire mises en place par la plupart des banques centrales dans le but de contenir les pressions inflationnistes», résume John Plassard, analyste de Cité Gestion.
L’or pâtit de la force du dollar et des obligations américaines, plus attractives pour les investisseurs. Ces deux derniers actifs gonflent aussi avec les inquiétudes sur les prix élevés de l’énergie et les trajectoires fiscales des grandes économies, la France en tête.
Malgré leur faiblesse, les chiffres de l’emploi américain en septembre, publiés vendredi, n’ont pas suffi à inverser la tendance baissière pour l’or cette semaine.
En début de semaine, le métal jaune a aussi été lesté par «des prises de bénéfices en Asie en amont des vacances de la Golden Week» du 1er au 7 octobre en Chine, relève aussi Neil Wilson, analyste pour Saxo Bank.
Avant la fermeture de certains marchés, certains investisseurs asiatiques ont donc préféré se retirer avant pour éviter que le prix de l’or ne soit fortement redescendu à leur retour.
Vendredi, vers 13H45 GMT (15H45 à Paris), l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4188,43 dollars, contre 4284,81 dollars à la clôture la semaine passée.
Sucre rapide
Les cours du sucre ont progressé cette semaine, soutenus par des inquiétudes sur les perspectives de la récolte 2026-2027.
El Niño, phénomène météorologique cyclique, est en passe de devenir le plus intense jamais enregistré, amplifiant les effets du changement climatique d’origine humaine.
Il «devrait affecter les trois principaux pays producteurs de sucre, le Brésil, l’Inde et la Thaïlande, réduisant ainsi les rendements des récoltes», explique Thu Lan Nguyen, de Commerzbank.
«La récolte européenne devrait également souffrir d’un été chaud et sec. En France, la production devrait tomber à son plus bas niveau depuis 1980», précise l’analyste.
Selon elle, si ces conditions météorologiques défavorables persistent, de nouvelles hausses de prix sont probables.
Par ailleurs, les prix très élevés des carburants incitent les sucreries à consacrer une part plus importante de la trituration de la canne à sucre à la production d’éthanol, ce qui encourage également des cours plus élevés du sucre depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Vendredi à New York, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 19,29 cents, contre 18,50 cents sept jours auparavant.
A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en décembre valait 515,90 dollars vendredi, contre 502,60 dollars le vendredi précédent à la clôture.
Zinc incurvé
Le cours du zinc a chuté cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), avec l’anticipation d’une amélioration de l’extraction de minerais.
«Les informations de ces derniers jours, selon lesquelles la production de minerai de zinc en Australie pourrait repartir à la hausse, ont pu contribuer à l’assouplissement des prix du zinc», suggère Volkmar Baur, de Commerzbank.
«Parallèlement, une mine au Congo a également fait état de progrès concluants dans l’augmentation de sa production de minerai de zinc», ajoute-t-il.
Les niveaux de stocks restent faibles au LME et sur le Shangai Futures Exchange, mais ils ont légèrement augmenté depuis le début de l’année, ce qui contribue aussi à la baisse des cours de ce métal, selon l’analyste.
Sur le LME, une tonne de zinc coûtait 3.726,00 dollars vendredi, contre 3.899,50 dollars sept jours plus tôt à la clôture.