Lonza annonce mardi avoir signé un accord définitif en vue de l’acquisition de cinq sites de fabrication de sous-traitance pharmaceutique aux Etats-Unis auprès de l’allemand Merck. La valeur d’entreprise totale est estimée à environ «350 millions de francs», selon son patron.
En acquérant ces cinq sites de production, qui comptent environ 1100 employés, Lonza porte sa présence aux États-Unis à neuf sites de fabrication sous-traitante (CDMO) et un effectif de plus de 6000 personnes, précise le fournisseur de l’industrie pharmaceutique dans un communiqué. Lors d’une conférence téléphonique, le directeur financier du groupe, Philippe Deecke, a expliqué que les installations cédées par Merck à Lonza serviraient principalement à la production pour le compte de clients tiers.
La société souligne que les États-Unis représentent le plus grand marché pour les produits pharmaceutiques. «Le réseau acquis accompagne les clients dans des secteurs à forte croissance tels que les conjugués anticorps-médicament (ADC) et autres bioconjugués, les vecteurs viraux pour les thérapies cellulaires et géniques, ainsi que les technologies avancées d’administration de médicaments.»
Conjuguée aux investissements continus dans la préparation des CDMO à Vacaville, en Californie, et à l’investissement récemment annoncé dans une unité de séchage par atomisation à Bend, en Oregon, cette acquisition représente «une nouvelle étape dans la construction d’un réseau CDMO encore plus complet et compétitif aux États-Unis».
Fabrication de bioconjugués
Sur l’exercice 2028, les sites acquis – à Saint-Louis, dans le Missouri, à Madison et Verona, dans le Wisconsin et à Indianapolis, dans l’Indiana – devraient contribuer à hauteur d’environ 250 millions de francs au chiffre d’affaires, avec une marge d’Ebitda inférieure à celle de Lonza et un impact négligeable sur le groupe, affirme celui-ci. Son M. Deecke, les installations nouvellement acquises devraient atteindre leur chiffre d’affaires maximal vers le milieu des années 2030.
Une fois intégrées, «elles devraient enregistrer une croissance rentable et significative à terme, grâce à l’utilisation des capacités existantes et des espaces d’expansion supplémentaires, ainsi qu’à des investissements complémentaires adaptés à l’évolution de la demande du marché».
Le directeur général de Lonza, Wolfgang Wienand, a détaillé que la plus grande partie des capacités de production - entre 60 et 70% - serait consacrée à la fabrication de bioconjugués. Les vecteurs viraux et les technologies d’administration non virales représenteront eux chacun 15%.
La finalisation de cette opération est prévue pour la mi-2027, sous réserve des conditions de clôture habituelles. Le paiement sera effectué en numéraire, financé par la trésorerie disponible et les lignes de crédit existantes de Lonza, tout en préservant la notation «BBB+» de l’entreprise. Lonza précise que l’opération «n’aura aucune incidence sur le programme de rachat d’actions précédemment annoncé», qui fait suite à la cession de son activité Capsules & Ingrédients santé.