Le nombre d’offres d’emploi a baissé de 15% fin 2020

AWP

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La baisse a atteint 13% en Suisse romande et même 23% à Zurich.

La pandémie de coronavirus a continué à peser sur le marché de l’emploi suisse au quatrième trimestre 2020. Le nombre d’offres d’emploi a reculé de 15% en un an, selon Adecco Suisse. La baisse a atteint 13% en Suisse romande et même 23% à Zurich.

«Après le confinement de mars 2020 lié à la crise du coronavirus, les valeurs d’indice sont descendues aussi bas qu’il y a cinq ans après le choc du franc», souligne le géant de l’intérim, qui publie lundi son Swiss Job Market Index, réalisé avec l’Université de Zurich. «Par rapport à mi-2020, un rétablissement s’est toutefois déjà dessiné entre temps», avant d’être «freiné par les restrictions et les incertitudes liées à la deuxième vague d’infections», a commenté Monica Dell’Anna directrice générale de la filiale helvétique.

Les disparités régionales sont importantes. C’est dans l’agglomération de Zurich, où se trouve la majeure partie du marché de l’emploi en Suisse, que les offres ont le plus fortement diminué (-23%) en fin d’année. «Le recul des flux de pendulaires a entraîné celui de la consommation privée dans les villes», a expliqué Anna von Ow, du Moniteur du marché de l’emploi Suisse. Le commerce de détail, les prestations de services privés et sociaux mais aussi le secteur de la culture et des loisirs ainsi que la gastronomie et l’hôtellerie ont fortement souffert, réduisant leurs offres de postes.

Rebond des services à la personne en Suisse romande

La région lémanique (-13%), l’Espace Mittelland (-14%) et la Suisse orientale (-11%) se situaient dans la moyenne. La Suisse du Nord-Ouest (-9%) et la Suisse centrale (-7%) ont le mieux résisté.

En Suisse romande, ce sont plus particulièrement les métiers des services aux entreprises qui ont été touchés (-27% par rapport à l’année précédente et -10% par rapport au trimestre précédent). Les annonces des métiers de la technique et de l’informatique ont reculé de 24%, mais seulement de 6% par rapport au 3e trimestre.

Les métiers de l’industrie et du bâtiment ont compté près de 20% d’annonces en moins sur un an. En revanche, le secteur des services à la personne et sociaux, surtout dans la santé, a rebondi de 11% en un an et de 6% par rapport au trimestre précédent.

Dans toutes les régions, ce sont les métiers techniques et informatiques qui ont subi la plus forte chute par rapport à l’année précédente (-25%). Les postes «sont mis au concours par les entreprises des secteurs sensibles à la conjoncture et tournées vers l’exportation, qui ont tout particulièrement souffert de la crise du coronavirus. Les autres se trouvent dans les secteurs de l’immobilier et de la construction ou dans les transports, qui ont également subi des pertes plus lourdes», a ajouté Anna von Ow.

Sur le plan national, les services aux entreprises (-21%), les prestations de services à la personne et sociaux (-17%), et les métiers de l’industrie et du bâtiment (-15%) ont été pénalisés.

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