Le dollar progresse avant la Fed, profite du regain d’intérêt pour l’IA

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Vers 20h, le billet vert gagne 0,35% face à la monnaie unique européenne, à 1,1136 dollar pour un euro et prend 0,21% face à la devise britannique, à 1,3314 dollar pour une livre.

Le dollar avance mardi, aidé par un appétit retrouvé pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA), dans l’attente de la décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Vers 19H00 GMT, le billet vert gagnait 0,35% face à la monnaie unique européenne, à 1,1136 dollar pour un euro et prenait 0,21% face à la devise britannique, à 1,3314 dollar pour une livre.

«Le dollar rebondit alors que le sentiment vis-à-vis de l’IA se stabilise» sur les marchés boursiers, après des turbulences causées par des craintes autour des investissements massifs dans cette technologie, note Kevin Ford, de Convera.

Ces valeurs se négociant largement en dollar, l’apaisement des inquiétudes sur l’IA bénéficie au billet vert, estime Francesco Pesole, d’ING.

En parallèle, «les acteurs du marché attendent les réunions des principales banques centrales», expliquent les analystes de Scotiabank.

La Réserve fédérale américaine (Fed) - qui se réunit mardi et mercredi - devrait laisser ses taux inchangés après une hausse en septembre, la première depuis l’été 2023.

Les analystes tablent toutefois sur un nouveau resserrement avant la fin de l’année, lors de la réunion de décembre, selon l’outil de veille CME Fedwatch.

Les experts de BBVA estiment que l’institution pourrait conserver un ton ferme face à une inflation qui demeure tenace, alimentée par la flambée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient.

«L’évolution future du dollar dépendra moins du statu quo, largement anticipé, que de la manière dont le patron de la Fed Kevin Warsh présentera la voie à suivre», résume Kevin Ford.

Les analystes s’attendent aussi à ce que la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) laissent leurs taux respectifs inchangés cette semaine.

Au Brésil, l’incertitude politique semble avoir diminué, le parti du candidat conservateur Flavio Bolsonaro ayant reconnu lundi la réélection surprise du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Flavio Bolsonaro lui-même n’a toutefois pas reconnu formellement sa défaite.

Lundi à l’ouverture, les marchés brésiliens avaient chuté de près de 17%, et le réal dévissé de plus de 11%, avant de se reprendre un peu.

Cette réaction à la victoire inattendue de Lula «traduit d’abord le débouclage brutal de positions», «alors que les marchés avaient largement intégré le scénario inverse», explique John Plassard, de Cité Gestion.

Mais la question fondamentale reste selon l’analyste «comment financer les ambitions sociales du président dans un pays dont la dette publique est passée de 71,7% du PIB début 2023 à environ 83% aujourd’hui».

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