La présidente du Fonds monétaire internationale (FMI) Kristalina Georgieva a salué lundi la conclusion d’un accord entre Téhéran et Washington, tout en prévenant que les répercussions de leur conflit sur l’approvisionnement mondial en énergie mettront du temps à se résorber.
Iran et Etats-Unis sont convenus dimanche d’un accord pour mettre fin à près de quatre mois d’une guerre qui a provoqué la paralysie du détroit d’Ormuz, voie maritime majeure pour le transport d’hydrocarbures.
«Plus vite (ce choc énergétique, NDLR) se résoudra, mieux ce sera - d’autant que la production mettra du temps à remonter compte tenu des dégâts importants subis par les infrastructures» dans le Golfe, a écrit la patronne bulgare du Fonds dans une note de blog.
A cet égard, «l’annonce dimanche d’un cessez-le-feu est bienvenue», a-t-elle ajouté.
L’organisation basée à Washington doit actualiser le 8 juillet ses prévisions économiques.
Mme Georgieva souligne que l’économie mondiale «semble tenir bon» dans l’ensemble. Les deux moteurs que sont les Etats-Unis et la Chine connaissent un «solide dynamisme».
Néanmoins, a-t-elle estimé, des régions sont plus durement touchées par la flambée des prix de l’énergie - et sa raréfaction, en particulier en Afrique.
«Plusieurs pays africains ont fait face à des pénuries de carburant - notamment l’Éthiopie, le Malawi et la Zambie - et la plupart subissent de plein fouet la forte hausse des prix du carburant», a illustré Mme Georgieva.
«Dans des pays comme le Lesotho, le Rwanda et la Tanzanie, les prix de l’essence ont augmenté d’environ 50% depuis le début de la guerre», a-t-elle poursuivi.
Elle confirme que le FMI envisage d’augmenter le volume de prêts accordés à la Gambie, à l’Ethiopie et au Burkina Faso.
Un nouveau programme d’aide financière est envisagé pour le Malawi.
En Asie, «le Bangladesh a aussi fait la demande d’un nouveau programme», a rappelé la présidente du Fonds.