La hausse des prix de l’énergie, et en particulier du diesel, est répercuté dans les coûts sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, a noté mercredi la Réserve fédérale (Fed) dans sa revue régulière des conditions économiques du pays.
Mais pour ceux proposant leurs produits aux consommateurs, le transfert est plus difficile et leur impose de réduire leur marge, alors que les «consommateurs continuent de résister aux hausses des prix».
Selon les entreprises interrogées, le choix est généralement de combiner hausse partielle des prix avec une évolution de leur offre de manière à en réduire le coût.
«Les entreprises dans certaines régions pointent l’incertitude persistante concernant l’énergie et les droits de douane, ce qui les fait anticiper une nouvelle hausse des prix dans les mois à venir», selon la dernière édition du «Livre beige» de la Fed.
Le département du Travail a publié plus tôt dans la journée son indice CPI, pointant une inflation à 3,7% sur un an en septembre, en accélération par rapport au mois d’août, principalement du fait d’une hausse marquée des prix de l’énergie.
Dans l’ensemble néanmoins, selon les données «l’activité économique a progressé modérément» pendant la période, avec la plupart des zones de la Fed qui ont pointé «une croissance légère ou modérée», quatre relevant «aucun changement» dans l’activité économique de leur région.
Malgré l’incertitude et l’inflation «les entreprises conservent une perspective économique positive pour les mois à venir» mais les attentes vont vers une «légère croissance, s’appuyant sur l’industrie mais restreinte par les incertitudes persistantes».
Sans que cela n’ait dans l’immédiat d’impact sur l’emploi, la plupart des régions de la Fed pointant vers une absence de changement comparé au rapport précédent, avec une offre d’emploi qui répond globalement à la demande des entreprises, à quelques exceptions près selon les secteurs.
Les salaires eux progressent modérément mais les demandes en faveur de hausses plus marquées, prenant en compte l’inflation, sont de plus en plus pressantes, note la Fed.
La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) est prévue les 27 et 28 octobre prochains.
En l’état, les marchés anticipent majoritairement, autour de 60%, un maintien des taux dans leur fourchette comprise entre 3,75% et 4%, selon l’outil de veille FedWatch du groupe CME.