La Finma sanctionne BZ Berater Zentrum et un de ses responsables

AWP

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N’ayant pas été contestée depuis son arrêté le 1er mai, la décision de la Finma est entrée en force.

Les sociétés Swiss Fund Management (SFM), en liquidation, et BZ Berater Zentrum, ont été reconnues responsables par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) d’avoir gravement violé les règles de comportement en matière de prévention des conflits d’intérêts.

Le gendarme helvétique indique dans un communiqué lundi avoir retiré à la première son autorisation de gérer des fonds et refusé à la seconde une autorisation d’exercer en tant que gestionnaire de fortune indépendant. BZ et une personne impliquée se sont en outre vu confisquer plus de 3 millions de francs de commissions perçues de manière illicite dans le cadre du placement d’obligations illiquides.

La Finma avait lancé en 2024 un examen en conformité à l’encontre de SFM et de BZ, après avoir, dans le cadre de son mandat de surveillance, décelé des indices laissant supposer que les fonds gérés par ces sociétés détenaient une forte proportion d’obligations illiquides, destinées principalement au financement de projets immobiliers à l’étranger.

L’enquête a établi que les émetteurs de ces emprunts, n’exerçant aucune activité opérationnelle, étaient tous liés entre eux. Des avoirs d’investisseurs, d’un montant d’environ 200 millions de francs, ont été placés, directement ou indirectement par l’intermédiaire des fonds, dans ces obligations dont la valeur était incertaine.

«Les émetteurs réinjectaient à chaque fois le produit des emprunts, immédiatement et - contrairement à ce qu’annonçaient leurs promesses publicitaires - sans garantie, dans des sociétés d’investissement immobilier contrôlées par les personnes impliquées,» poursuit la Finma.

Les personnes impliquées ont pu disposer des fonds de l’emprunt et se sont parfois octroyé à titre personnel des prêts de plusieurs dizaines de millions.

De ce fait, les intérêts des investisseurs ont été systématiquement subordonnés aux intérêts de SFM et de BZ. Le comportement des deux sociétés constitue un manquement grave aux obligations de vérification.

N’ayant pas été contestée depuis son arrêté le 1er mai, la décision de la Finma est entrée en force. Quelque 150 personnes ont engagé une procédure de médiation à l’encontre de BZ.

Sur son site internet, BZ se félicite de pouvoir continuer à exister, sans toutefois pouvoir exercer la moins activité soumise à la réglementation de la Finma. La société se tient ainsi à disposition de ses clients existants pour les démarches administratives. «Dans ce contexte, Marco Garzetti accorde une importance particulière au suivi des projets immobiliers,» précise la société.

Identifié dans le registre du commerce comme membre du conseil d’administration de BZ, Marco Garzetti figure également dans la liste des personnes reconnues responsables de violation grave du devoir de surveillance par le gendarme des marchés helvétique. Une décision datée de 1er mai. Interdiction lui est signifiée d’exercer une fonction dirigeante au sein d’un établissement relevant de la Finma pendant cinq ans.

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