Les prix de l’or et de l’argent reculaient nettement mercredi, dans le sillage de la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran au Moyen-Orient.
Vers 14h30, l’or abandonnait 0,83% à 4071,84 dollars l’once, son plus bas niveau depuis le 2 juillet. L’argent baissait plus fortement, se repliant de 2,40% à 58,48 dollars l’once.
Pour Matthias Geissbühler, chef des investissements chez Raiffeisen, la forte hausse des prix de l’énergie et des taux du marché des capitaux en raison du conflit iranien ainsi que le dollar temporairement plus stable ont brusquement stoppé l’envolée du métal jaune. «La demande des banques centrales reste toutefois élevée et devrait soutenir le prix de l’or», estime l’expert.
Bien que l’or soit considéré comme une protection contre l’inflation, la perspective d’une hausse des taux d’intérêt, visant à la maîtriser, tend à peser sur le métal jaune.
«Les marchés estiment désormais à 66% la probabilité d’une hausse des taux américains en septembre, contre 62% mardi. Parallèlement, la banque centrale chinoise a enregistré en juin sa plus forte augmentation mensuelle de ses réserves d’or depuis plus de deux ans et demi», relèvent dans un commentaire les analystes de la plateforme Trading Economics.
Les investisseurs attendent la publication, en soirée, du compte-rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine (Fed), pour obtenir de nouvelles indications sur la politique monétaire.
«Le rapport risque/rendement de l’or semble positif si la Fed parvient à éviter de relever ses taux. Une baisse continue des prix du pétrole devrait également atténuer la pression exercée par les ventes des banques centrales», écrivent pour leur part les analystes de Morgan Stanley.