L’Allemande Isabel Schnabel proposée pour le directoire de la BCE

AWP

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La candidate de Berlin est actuellement la seule femme parmi les cinq «Sages», le cénacle d’économistes chargés de conseiller le gouvernement allemand.

Le gouvernement allemand a désigné mercredi l’économiste Isabel Schnabel comme candidate pour entrer au directoire de la Banque centrale européenne, où elle remplacera la précédente titulaire allemande de ce poste qui en a claqué la porte.

Mme Schnabel devrait succéder à sa compatriote Sabine Lautenschläger, qui va quitter fin octobre l’institution, officieusement en raison de son désaccord persistant avec le cours expansif de la politique monétaire menée par Mario Draghi, dont le mandat se termine à la fin du mois.

L’Allemagne, en tant que première économie européenne, revendique un siège au directoire de la BCE, comme la France et l’Italie.

La proposition allemande en faveur de Mme Schabel doit recevoir l’aval des chefs d’Etat et de gouvernement européens lors d’un sommet en décembre.

Isabel Schnabel, âgée de 48 ans, a étudié à la Sorbonne et enseigne à l’Université de Bonn. Elle est la seule femme parmi les cinq «Sages», un cénacle d’économistes chargés de conseiller le gouvernement de la première économie européenne.

La perspective de son arrivée à la BCE a été saluée par les hommes politiques et économistes, le parti libéral allemand (FDP) affichant lui sa désapprobation.

L’économiste est surtout «connue pour ses travaux sur le système bancaire, la stabilité financière et la réglementation, mais elle pourrait assumer des responsabilités plus larges au sein de la BCE», écrit Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management.

La répartition des rôles au sein du directoire reviendra à Christine Lagarde, la nouvelle présidente de la BCE à compter de novembre.

Mme Schnabel n’a pas toujours soutenu par le passé la politique monétaire menée en zone euro, mais elle a pris la défense de la BCE «trop souvent prise comme un bouc émissaire» en Allemagne, dans une interview au Handelsblatt.

Aussi, l’Allemande «pourrait jouer un rôle politique important» et servir d’alliée à Mme Lagarde pour transmettre des messages à Berlin, ajoute M. Ducrozet. Et de même contribuer à ramener le calme au sein d’une BCE divisée plus que jamais sur le cap monétaire à tenir.

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