Kering a limité la baisse de ses ventes en 2020

AWP

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«Nous sortons renforcés de la crise et prêts à tirer parti de la reprise», a estimé le PDG du groupe, François-Henri Pinault.

Le groupe de luxe Kering a limité la baisse de ses ventes et de sa rentabilité en 2020, grâce à une reprise de l’activité en Asie et en Amérique du Nord au deuxième semestre, ainsi qu’à un bond des ventes en ligne.

«Dans une année de bouleversements, Kering a fait preuve d’une grande résilience et d’une remarquable agilité. Nous sortons renforcés de la crise et prêts à tirer parti de la reprise», a estimé le PDG du groupe, François-Henri Pinault, cité dans un communiqué publié mercredi.

Le chiffre d’affaires du groupe - qui détient notamment les marques Gucci, Yves Saint Laurent et Bottega Veneta - s’est élevé à 13,1 milliards d’euros (14,15 milliards de francs), en baisse de 17,5% en données publiées et de 16,4% en organique.

Les agences Factset et Bloomberg tablaient sur des ventes légèrement supérieures, respectivement à 13,34 et 13,25 milliards d’euros.

Kering a vu son résultat net part du groupe se replier de 6,9% sur un an, à 2,15 milliards d’euros. Sa marge opérationnelle courante s’est élevée à 23,9%, alors qu’elle avait franchi pour la première fois la barre des 30% au cours de l’exercice 2019.

Après un début d’année marqué par les fermetures de magasins et l’arrêt des flux touristiques, «les tendances se sont améliorées au second semestre» en raison «d’une bonne dynamique en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord» et également «d’une très forte accélération du e-commerce de près de 70%», a salué le directeur financier Jean-Marc Duplaix, lors d’une conférence téléphonique.

Si le groupe de luxe ne donne pas de perspectives chiffrées pour 2021, il juge que «tant la force de son modèle opérationnel et organisationnel que sa solidité financière confortent sa confiance dans son potentiel de croissance à moyen et long termes».

Il estime que «si le contexte actuel reste encore marqué par de nombreuses incertitudes, la crise n’a pas remis en cause les moteurs structurels de la croissance du marché mondial du luxe, et a pleinement confirmé la pertinence de sa stratégie».

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