Glencore: la pandémie a laissé des traces

AWP

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Qualifiée de «défi sans précédent» par le directeur général Ivan Glasenberg, les implications ont jusqu’à présent été «gérables».

Glencore est confronté aux conséquences de la pandémie de Covid-19. La société minière a adapté ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice, a-t-elle annoncé jeudi. Des mesures ont toutefois été mises en place pour faire face à la situation.

Qualifiées de «défi sans précédent» par le directeur général Ivan Glasenberg, les implications ont jusqu’à présent été «gérables», la majorité des installations continuant de fonctionner relativement normalement. Les prévisions pour l’ensemble de l’année ont toutefois été adaptées pour prendre en compte les suspensions d’activités dans certains pays en raison du Covid-19, notamment au Canada, en Colombie, au Pérou et en Afrique du Sud.

Glencore a continué à éprouver des difficultés dans l’extractions cuprifère au premier trimestre, en baisse de 9% à 293’300 tonnes, principalement en raison des activités en Afrique. Aucune production n’a été enregistrée à Mutanda, en République démocratique du Congo (RDC), ni à Mopani en Zambie en raison de travaux de maintenance.

La situation n’a pas été meilleure pour le cobalt et le plomb. Pour le premier, la production a diminué de 44% à 6100 tonnes et pour le second, de 17% à 61’700 tonnes.

A l’inverse, les tonnages de zinc (+13%) se sont inscrits en hausse grâce à la co-entreprise d’Antamina et au redémarrage au troisième trimestre 2019 de la mine Iscaycruz au Pérou. Ceux de nickel (+4%) ont également profité d’une progression tandis que la production de ferrochrome (-3%) a reculé.

Les volumes de charbon de leur côté ont reculé de 4% à 31,9 millions de tonnes, sous l’impact de difficultés opérationnelles en Afrique du Sud notamment.

Les participations dans des projets pétroliers ont profité de l’accroissement du pompage au Tchad et des barils extraits du champ de Bolongo, au Cameroun, depuis le troisième trimestre 2019. La progression a atteint 58%, pour un total de 1,8 millions de barils. Toutefois, les activités pétrolières au Tchad sont en maintenance depuis la mi-avril.

Activités de négoce en bonne voie

Les activités de négoce devraient répondre aux attentes. L’environnement volatil et complexe a offert des opportunités. Par extrapolation sur l’ensemble de l’année, Glencore est en bonne voie au premier trimestre dans la fourchette cible de 2,3 à 3,2 milliards de dollars par an.

Les prévisions pour l’ensemble de l’année ont été revues à la baisse, notamment pour le cuivre, le zinc, le nickel ou encore le ferrochrome. A l’exception du zinc et du nickel, la production est attendu en baisse par rapport à l’exercice précédent pour tous les métaux extraits par Glencore.

Par exemple, les tonnages de cuivre sont attendus à 1’255 kilotonnes (kt), avec une marge d’erreur de plus ou moins 45 kt, contre 1’300 kt précédemment. En 2019, 1,37 millions de tonnes de cuivre avaient été extraits. Les prévisions pour le pétrole sont encore en cours d’élaboration.

Concernant le charbon, la production est attendue désormais à 132 millions de tonnes (+ ou -3 millions), au lieu de 135 millions (+ ou -4 millions) précédemment. En 2019, elle avait atteint 140 millions de tonnes.

La société minière se montre malgré tout confiante: «Grâce à notre solide position de liquidité et notre modèle d’affaires résilient, nous sommes bien positionnés pour évoluer dans les défis actuels».

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