Le dollar remonte, après les dernières annonces de Trump sur les taxes

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Vers 18h40, le billet vert gagne 0,30% par rapport à l’euro, à 1,0818 dollar, et monte de 0,36% contre la livre, à 1,2921 dollar.

Le dollar a poursuivi vendredi son rebond entamé la veille, poussé notamment par les derniers commentaires de Donald Trump sur une éventuelle «flexibilité» des droits de douane.

«Le billet vert est globalement plus ferme aujourd’hui et proche de ses meilleurs niveaux de la semaine par rapport à la plupart des grandes devises», observe dans une note Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex.

Vers 17H40 GMT, le billet vert gagnait 0,30% par rapport à l’euro, à 1,0818 dollar, et montait de 0,36% contre la livre, à 1,2921 dollar.

«Les droits de douane sont l’événement principal en ce moment: Donald Trump a fait part (vendredi) d’une possible flexibilité en (la) matière», ce qui a poussé le dollar, explique auprès de l’AFP Adam Button, de ForexLive.

Concernant les surtaxes douanières, «je ne change rien, mais le mot flexibilité est un mot important (...) il y aura de la flexibilité, mais en principe, c’est réciproque», a déclaré le président américain vendredi devant des journalistes dans le Bureau ovale.

La veille, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé lors d’un point-presse que les droits de douane dits «réciproques» seraient bien effectifs à compter du 2 avril.

Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé jeudi reporter de deux semaines, à mi-avril, l’entrée en vigueur de ses contre-mesures visant des produits américains en réponse aux taxes américaines de 25% désormais imposées sur l’acier et l’aluminium.

«Beaucoup de craintes sur les droits de douane ont été prises en compte par le marché (...) mais nous pourrions voir les choses évoluer dans l’autre sens», avance M. Button, tout en estimant que les cambistes «en ont assez de tourner autour du pot».

En outre, le marché a continué de digérer les différentes décisions des banques centrales.

Jeudi, trois banques centrales -la Banque nationale suisse (BNS), la Banque d’Angleterre (BoE), et la Riksbank de Suède- ont pointé les incertitudes générées par la politique commerciale américaine, qui jette le flou sur l’évolution de la croissance et de l’inflation. Or, ces prévisions s’avèrent essentielles pour déterminer l’orientation de leur politique monétaire.

Mercredi, la Fed et la Banque du Japon (BoJ) ont elles aussi mis en avant ce climat incertain, tout en maintenant leurs taux inchangés.

Parmi toutes ces banques centrales, seule la BNS a procédé à une coupe d’un quart d’un quart de point de son taux directeur jeudi, pour le ramener à 0,25%.

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