Economiesuisse: pas de retour à la normale avant 2022

AWP

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En prenant en compte le effets du coronavirus, l’association table sur une évolution du PIB de -5,4% pour cette année.

Economiesuisse ne prévoit pas le retour à une croissance normale du produit intérieur brut (PIB) helvétique avant 2022. Les industries d’exportation, l’un des moteurs essentiels de l’économie, seront affectées par la faiblesse de la demande internationale pendant un certain temps encore, explique mardi la faîtière des milieux économiques.

En prenant en compte les effets du coronavirus, l’association table sur un repli du PIB de 5,4% pour cette année. La remontée se fera dans la douleur puisque la croissance fin 2021 sera toujours inférieure à celle de 2019.

L’économie helvétique sera moins dynamique l’année prochaine malgré une croissance de 4,1%. Il est donc peu probable que le niveau d’avant la crise soit atteint avant 2022, selon Economiesuisse, pour qui la situation actuelle est comparable au choc pétrolier qui avait provoqué l’effondrement du PIB suisse de 6,7% en 1975.

Le ralentissement actuel est beaucoup plus marqué que celui qui a suivi la crise financière de 2008-2009, car il touche à la fois le marché intérieur et l’économie d’exportation. Dans ce dernier cas, les biens d’équipement et de consommation de haute qualité, comme les industries liées à l’horlogerie, aux machines, aux équipements électriques et aux métaux ainsi qu’aux textiles sont particulièrement concernés.

Selon les économistes de l’association, la lenteur de la reprise générera un taux de chômage annuel moyen de 4,3% en 2021 (3,8% cette année).

Tant qu’aucun vaccin contre la pandémie ne sera disponible, l’économie mondiale ne pourra pas pleinement redémarrer.

Les scénarios d’Economiesuisse ne prennent pas en considération un éventuel deuxième confinement, ni en Suisse, ni sur les marchés étrangers. Dans un tel cas, la reprise de l’économie mondiale l’hiver prochain serait fortement compromise.

A l’inverse, une évolution beaucoup plus positive pourrait être envisageable si un vaccin à grande échelle s’avérait disponible avant l’hiver 2020/2021.

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