Wall Street ouvre en baisse, l’oeil sur les taux obligataire

AWP

1 minutes de lecture

Le S&P 500 abandonnait 0,54% à 3.911,21 points.

La Bourse de New York évoluait en baisse à l’ouverture mercredi après une séance hésitante la veille, troublée par une remontée des taux obligataires.

A 15H30 GMT, le Dow Jones baissait de 0,21% à 31.455,04 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, lâchait 1,17% à 13.883,57 points. Le S&P 500 abandonnait 0,54% à 3.911,21 points.

Le rendement sur les bons du Trésor à 10 ans, qui la veille avait grimpé à un plus haut en un an à plus de 1,3141%, lâchait un peu de lest à 1,2787%.

Paradoxalement, les indicateurs positifs du jour, avec un fort bond des ventes au détail en janvier et une hausse sensible de la production industrielle, ne paraissaient pas de nature à tempérer les inquiétudes des investisseurs sur une résurgence de l’inflation.

«Le marché est aux prises avec la récente hausse des taux d’intérêt des bons du Trésor et une augmentation des anticipations d’inflation», observaient les analystes de Schwab.

Les ventes au détail ont bondi le mois dernier portées par les chèques envoyés aux ménages et les aides étendues par le plan de relance de 900 milliards de dollars adopté fin décembre. En hausse de 5,3%, elles sont bien supérieures aux attentes.

La production industrielle a pour sa part continué à augmenter en janvier pour la quatrième mois d’affilée à +0,9%, selon les données de la Fed, davantage que les prévisions d’analystes.

En outre, l’indice des prix à la production a grimpé de 1,3% en janvier quand seulement +0,5% était attendu, signant sa plus forte hausse depuis 2009.

Enfin, les investisseurs attendaient aussi mercredi, le compte-rendu de la dernière réunion de la Banque centrale américaine (Fed). Ils surveillaient également, l’impact de la vague de froid glacial qui s’est abattue sur le sud et centre du pays provoquant de sérieuses perturbations dans la fourniture d’électricité et faisant grimper les prix du pétrole.

De nombreux titres technologiques subissaient des prises de profits, perdant plus de 2%, comme Uber, le livreur Doordash et l’application de «dating» Bumble, récemment entrée en bourse.

La firme de e-commerce Shopify était sous pression (-6,50%) après avoir prévenu d’un ralentissement de sa croissance cette année.

Le groupe de télécommunications Verizon (+3,60%) et le groupe pétrolier Chevron (+3,24%) bénéficiaient du fait que le holding de Warren Buffett, Berskshire Hataway, a indiqué y avoir pris des participations.

L’annonce de Ford, de passer au tout-électrique pour tous ses véhicules en Europe dès 2030, n’émouvait pas les investisseurs (-0,13%).

A lire aussi...