Les marchés digèrent une nouvelle baisse du pétrole, en attendant Micron

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En Europe, Paris finit en hausse de 0,54%, Zurich de 1,49% et Londres de 0,31%, alors que Milan recule de 0,74%. Francfort (-0,62%) subit la chute de son poids lourd Rheinmetall (-18,65%).

Les marchés mondiaux digèrent mercredi un nouveau recul des prix du pétrole à des niveaux pas vus depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, en attendant les résultats du fabricant de puces Micron, sur fond d’interrogations grandissantes concernant la tech et l’IA.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,54%, Zurich de 1,49% et Londres de 0,31%, alors que Milan a perdu 0,74%. Francfort a cédé 0,62%, en raison du net recul de son poids lourd Rheinmetall (-18,65%), après l’abandon d’un projet de frégates du gouvernement allemand.

A Wall Street, vers 15h50 GMT, le Nasdaq - qui regroupe les grands noms de la tech - prenait 0,66%, l’indice élargi S&P 500 glanait 0,61%, tandis que le Dow Jones prenait 0,41%.

Les prix du pétrole se rapprochent de leur niveau d’avant la guerre au Moyen-Orient, à mesure que le détroit d’Ormuz se rouvre progressivement et que les discussions se poursuivent entre Téhéran et Washington.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, évoluait sous les 75 dollars, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis avant la guerre. Vers 15H50 GMT, il était à 74,02 dollars (-3,97%).

Son équivalent américain, le WTI, perdait 3,80%, à 70,43 dollars, après être passé sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis le 2 mars.

Le transit de navires via le passage stratégique a augmenté depuis la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran mercredi dernier pour mettre fin au conflit mais le flux reste inférieur à celui d’avant-guerre, selon les données de Kpler.

Les taux d’emprunt chutent

Cette nouvelle baisse du pétrole provoque un recul des taux d’intérêt des dettes d’État, car «cela apaise les craintes inflationnistes», relève Neil Wilson, analyste pour Saxo Markets.

Le rendement américain à échéance dix ans perdait vers 16H00 GMT 0,09 point de pourcentage par rapport à la veille, à 4,40%. En Europe, son équivalent allemand reculait à 2,87%, contre 2,92% la veille en clôture.

L’or plombé par la Fed, le dollar en profite

L’once d’or est de son côté passée sous les 4.000 dollars pour la première fois depuis novembre, avec la perspective grandissante de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine.

Cela renforce en revanche le dollar, qui continue à s’apprécier par rapport à l’euro (+0,25%), à 1,1340 dollar pour un euro. Le dollar index, qui compare la monnaie américaine à un panier d’autres grandes devises, a grimpé à un nouveau plus haut depuis mai 2025.

Micron au coeur de l’attention

Autre point d’attention des marchés: les résultats de l’américain Micron (-1,07%), attendus ce soir après la fermeture de Wall Street.

«Les résultats de Micron - plus précisément, la réaction du marché à ces résultats - pourraient déterminer la prochaine trajectoire pour la tech: poursuite de la hausse ou fin de la partie?», résume Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

La publication, qui couvre le troisième trimestre, est attendue dans la soirée, après la fermeture de Wall Street. Micron, spécialiste des cartes mémoire et du stockage de données, a récemment intégré le club des capitalisations à plus de 1.000 milliards de dollars.

Depuis le début de l’année, les investissements massifs des géants de la tech sont l’un des moteurs principaux des marchés, et ont porté au pinacle certains secteurs, comme celui des composants électroniques, indispensables pour construire les centres de données.

Mais les investisseurs s’inquiètent de plus en plus des gigantesques valorisations et de la rentabilité future de ces dépenses, que les géants de la tech financent par l’endettement de manière croissante.

Rheinmetall coule après l’abandon d’un projet par Berlin

L’Allemagne a décidé d’abandonner son programme de frégates F126, confronté à de forts retards et à une explosion des coûts.

Le titre du groupe Rheinmetall, qui devait s’occuper de cette commande, a plongé de 18,65% à Francfort. A la place, Berlin étudie l’achat de huit frégates MEKO A?200, plus petites, auprès de l’allemand TKMS, qui a bondi au contraire de 16,07%.

Dans la foulée, Renk (-7,20%) et Hensoldt (-3,28%) ont reculé à Francfort. A Milan, Leonardo a perdu 4,76%. Thales a cédé 1,18% à Paris.

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