Le pétrole ouvre en baisse à New York

AWP

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Les investisseurs se tournent vers les actifs sûrs. Le WTI passe clairement sous les 64 dollars en début d’échanges.

Le prix du baril de pétrole reculait de nouveau à l’ouverture mardi à New York, affecté par une forte chute à Wall Street la veille, les investisseurs choisissant de miser sur des actifs sûrs tel que le dollar.

Vers 14h20 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, référence américaine du brut, perdait 74 cents et s’échangeait à 63,41 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

«Le pétrole traverse une passe difficile avec la chute des cours boursiers car cela engendre une course vers les actifs sûrs comme le dollar», a noté John Kilduff d’Again Capital.

Un mouvement de panique a saisi Wall Street lundi, où l’indice Dow Jones a chuté de 4,60%.

Conséquence directe, la devise américaine continuait à monter mardi face à un panier de six devises étrangères après avoir baissé fortement depuis le début de l’année.

Cette hausse a généralement pour effet de rendre plus onéreux, et donc moins attractifs, les achats d’or noir libellés dans la devise américaine pour les investisseurs munis d’autres devises.

La corrélation entre la chute des indices boursiers et le marché du pétrole semblait toutefois limitée selon M. Kilduff.

«La vague de vente observée à Wall Street (mardi) est davantage liée à des indices surévalués depuis plusieurs mois qu’à un ralentissement de l’économie. La demande mondiale en pétrole devrait donc se maintenir» et soutenir les prix, a-t-il affirmé.

Les courtiers étaient dans l’attente de la publication mardi en cours de séance d’un rapport mensuel de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur la production aux Etats-Unis.

Ce rapport doit dresser les anticipations de production américaine de brut, «au-delà de 10 millions de barils par jour» dans les prochains mois, a anticipé M. Kilduff, et devrait logiquement «se répercuter négativement sur les prix».

Dopée par la hausse des prix ces derniers mois, la production américaine de pétrole de schiste fait grimper l’offre mondiale. Au contraire, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres producteurs, dont la Russie, limitent leurs extractions depuis début 2017 pour faire remonter les prix.

 

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