Le pétrole navigue en eaux troubles avant les droits de douane de Trump

AWP/AFP

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Vers 11h45, le Brent prend 0,25% à 74,96 dollars et le WTI gagne 0,27% à 71,67 dollars.

Les cours du pétrole sont calmes mardi, en attendant le couperet des droits de douane promis par le président américain, après être nettement montés lundi en raison des menaces de Donald Trump sur le pétrole russe.

Vers 11h45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, dont c’est le premier jour d’utilisation en tant que contrat de référence, prenait 0,25% à 74,96 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 0,27% à 71,67 dollars.

«Parier sur une orientation claire du marché a été - et reste - un défi» depuis le début de l’année, affirme Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, et en particulier avant le choc attendu de nouveaux droits de douane qui devraient être annoncés mercredi par Washington.

D’un côté, «les droits de douane américains sont susceptibles (...) de ralentir la croissance économique, ce qui, à son tour, affectera la demande de pétrole», explique M. Hvalbye.

Le président américain a néanmoins promis d’être «gentil», laissant planer le doute sur l’ampleur de cette nouvelle phase de sa guerre commerciale.

De l’autre côté, le récent durcissement des sanctions américaines contre l’Iran, le Venezuela, et les menaces dimanche de Donald Trump d’imposer des «droits de douane secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie» pour faire avancer les négociations sur une trêve en Ukraine, sont des facteurs qui poussent les prix de l’or noir à la hausse, au plus haut depuis cinq semaines.

«Ces mouvements coïncident, intentionnellement ou fortuitement, avec la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+)» d’augmenter sa production à partir d’aujourd’hui de 138'000 barils quotidiens, souligne Tamas Varga, analyste chez PVM.

Le cartel, qui tient sa réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) samedi prochain, devra décider de maintenir ou de réviser son calendrier de hausse progressive de production.

Cette information est très attendue par le marché qui avait été surpris que l’Opep+ s’en tienne à son plan de réintroduction dès le mois d’avril. Les prix avaient plongé en dessous des 70 dollars le baril avant de remonter progressivement «sous l’effet de facteurs politiques (en particulier les sanctions)», rappelle M. Hvalbye.

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