Le pétrole aborde la fin de semaine en hausse

AWP

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Peu avant midi, le Brent affiche un gain de 0,92% à 54,88 dollars et le WTI une avancée de 0,75% à 51,2 dollars.

Rien ne semblait ralentir les cours du pétrole vendredi, dans la dernière ligne droite d’une semaine marquée par l’annonce par les membres de l’Opep+ d’une offre contenue et la perspective d’un solide retour de la demande grâce aux campagnes de vaccination contre le COVID-19.

Vers 10H50 GMT (11H50 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 0,92% à Londres par rapport à la clôture de la veille, à 54,88 dollars, peu après avoir touché 54,94 dollars, un prix plus vu depuis le 26 février 2020.

Le baril américain de WTI pour le mois de février grimpait de son côté de 0,75% à 51,2 dollars après avoir atteint son plus haut depuis le 25 février à 51,34 dollars.

«La décision de l’Arabie saoudite de réduire unilatéralement d’un million de barils par jour supplémentaires (sa production) continue de soutenir le mouvement haussier, tandis que le déploiement des vaccins rassure sur les perspectives de la demande à venir», a estimé Neil Wilson, analyste de Markets.com.

A l’issue du premier sommet de l’année des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs partenaires mardi, le chef de file saoudien a annoncé une coupe volontaire, hors de l’accord en vigueur, d’un million de barils par jour en février et mars.

La production des autres pays restera inchangée sur la période, hormis la Russie et le Kazakhstan qui augmenteront la leur mais à la marge.

Et les premières annonces de vaccin début novembre, lumière au bout du tunnel pour les producteurs d’or noir, commencent à se traduire en véritables campagnes de vaccination.

Au Royaume-Uni par exemple, près de 1,5 million de personnes ont déjà été vaccinées depuis début décembre et plus d’un million d’habitants de l’Union européenne ont reçu une dose de vaccin contre le Covid-19, selon un bilan établi par l’AFP.

Aux Etats-Unis, ce sont un peu moins de 6 millions de personnes qui ont reçu une première injection.

La victoire des démocrates mercredi à deux élections partielles en Géorgie (sud), accordant ainsi le contrôle du Sénat américain au président élu Joe Biden, était également de nature à soutenir les cours du brut, de même que les données publiées le même jour par l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) qui ont montré une baisse importante des stocks commerciaux de brut dans le pays la semaine passée.

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