Brexit dur: l’automobile, les banques et la défense en première ligne

Morningstar Analysts

1 minutes de lecture

Les entreprises qui disposent d’un rempart concurrentiel seront les mieux à même de faire face à un scénario du pire.

Parier sur les implications d’un événement politique majeur, quel qu’il soit, n’est pas aisé. Le parlement britannique doit se réunir mardi 11 pour voter le plan de séparation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne conclu par Theresa May et pourrait se traduire par un rejet («No Deal») qui entraînerait le pays dans un scénario noir.

Intégrer ce risque de «Hard Brexit» dans l’évaluation des entreprises cotées en Europe est donc nécessaire, et peut se faire par un mécanisme de «stress test» de nos modèles financiers.

L’essentiel des implications seront de court terme.

Nous avons identifié un certain nombre d’entreprises qui pâtiraient sur le long terme des conséquences négatives d’un tel scénario, en particulier dans le secteur automobile. Cela dit, nous pensons que l’essentiel des implications seront de court terme et ne devraient pas modifier notre évaluation de long terme pour la plupart des titres suivis.

Notre notation d’incertitude intègre déjà l’impact d’un « Hard Brexit » et nous pensons qu’un tel scénario offrirait un certain nombre d’opportunités d’investissement s’il devait se matérialiser.

Principaux enseignements

Seul un «Hard Brexit» conduirait à une révision de nos hypothèses de long terme pour la plupart des sociétés les plus dépendantes de l’économie britannique.

Les entreprises disposant d’un rempart concurrentiel («Narrow Moat» ou «Wide Moat») seront les moins affectées par un Brexit dur.

Dans le scénario le plus noir, les valorisations
des constructeurs automobiles chuteraient de 14% en moyenne.

Le secteur automobile nous semble le plus exposé, en particulier si une récession de l’économie britannique devait s’ensuivre. Dans le scénario le plus noir, les valorisations des constructeurs automobiles chuteraient de 14% en moyenne.

Dans le secteur bancaire, toutes les banques britanniques que nous couvrons nous semblent disposer des réserves suffisantes pour ne pas avoir à renforcer leurs fonds propres, y compris dans le stress test le plus prudent de la Banque d’Angleterre. Nous préférons les banques qui disposent d’un rempart concurrentiel.

Le secteur de l’aéronautique et de la défense pourrait être affecté à court terme. Nous sommes plus inquiets du risque d’isolement qui pourrait conduire à une perte d’innovation et une érosion sur le moyen terme de l’avantage concurrentiel de certains acteurs.

Nos idées de titres préférés
Source: Morningstar

A lire aussi...