Cote de popularité des gestionnaires d’actifs en berne

Salima Barragan

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Pour la deuxième année consécutive, la notoriété des sociétés est en baisse. Explications avec Josh Cole de Peregrine Communications.

Après l’ère de l’argent facile, la majorité des grands gestionnaires d'actifs voient leur notoriété stagner ou décliner, indique le Rapport Global 100 publié par Peregrine Communications qui rassemble plus de 12’000 données sur les grandes sociétés financières afin de les classer selon 10 mesures clés, dont la notoriété et l'élan de la marque, le sentiment médiatique, la première page de Google, les médias sociaux, le référencement et l'efficacité de leur site web. Explications avec Josh Cole, Head of Analytics chez Peregrine Communications.

Quel est le résultat du classement de l’édition de 2020?

En tête du classement, Fidelity Investments a remplacé BlackRock qui a perdu deux places, Vanguard Asset Management est en deuxième position et Invesco et T. Rowe Price complètent les cinq premiers. Malgré la tendance négative de la notoriété des marques, les actifs sous gestion de 19 sociétés sur les 20 premières ont augmenté au cours de l'année. A ce sujet, Robeco a été le plus performant, suivi de près par Baillie Gifford & Co, BMO Global Asset Management, Kohlberg Kravis Roberts & Co. et Lord, Abbett & Co.

La capacité des entreprises à expliquer leur mission
et leur impact social devient de plus en plus essentielle.
Quel bilan tirez-vous de la période de recherche?

Nous avons observé qu’environ soixante pour cent des plus grands gestionnaires d'actifs n'ont constaté aucune amélioration voire une baisse des recherches pour leurs marques sur Google.  Nous avions déjà constaté ce phénomène en 2019 dans des proportions similaires, ce qui démontre qu’il s’agit d’une tendance à long terme indépendante du COVID-19. Il est à noter que, malgré le besoin urgent de déplacer agilement les communications en ligne en réponse au confinement, de nombreuses entreprises ont réduit leurs activités numériques.

Vos données démontrent que c'est la deuxième année consécutive de baisse de la notoriété des gestionnaires d'actifs. Comment expliquez-vous ce déclin d’intérêt?

Dans notre rapport de l'année dernière, nous avions expliqué que l'ère confortable de l'accumulation facile d'actifs touchait à sa fin. Mais quelques mois plus tard, le COVID-19 a obligé les gestionnaires à accélérer leurs efforts numériques et à trouver de nouveaux moyens de communication. Il est toutefois inquiétant de constater que de nombreuses entreprises souffrent d’une surcharge de contenus COVID-19 et d’une fatigue de Zoom. Les réunions en ligne ont peut-être remplacé les réunions de personnes, mais l'engagement numérique moyen a chuté. Par exemple, l'engagement moyen de LinkedIn a considérablement diminué, ne représentant plus que 26 % de la moyenne de l'année dernière.  

Pourquoi l’engagement numérique a-t-il diminué durant la pandémie?

L'impact de la pandémie a créé une pression renouvelée et accrue sur les gestionnaires pour qu'ils articulent clairement leur culture, leur leadership et leur objectif social. Il est clair qu'au vu des événements de cette année, la capacité des entreprises à expliquer leur mission et leur impact social devient de plus en plus essentielle.