Le spécialiste français des paiements électronique Worldline, qui a connu de nombreux déboires ces dernières années, a annoncé mardi la cession prochaine d’une de ses branches à Magellan Partners pour se recentrer sur ses activités de paiement.
Worldline a engagé des discussions exclusives avec le groupe de conseil et de technologies Magellan Partners pour «la cession de sa branche Mobilité & Services web transactionnels et une partie de ses services financiers» pour «une valeur d’entreprise proposée de 410 millions d’euros», souligne le groupe dans un communiqué.
La clôture de l’opération est prévue pour le premier semestre 2026.
Cette activité de services numériques offre des solutions et produits informatiques à destination des clients des secteurs public et privé, et inclut également certaines activités de banque numérique, principalement centrées sur des opérations hors paiement, selon le communiqué.
Elle emploie 3800 employés, principalement situés en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Inde.
Wordline compte ainsi se concentrer sur «les activités de paiement pour les commerçants et les institutions financières», notamment grâce aux «ressources générées par l’opération», selon le texte.
«Nous entamons un chapitre crucial de notre transformation qui va nous permettre de recentrer nos activités sur notre coeur de métier», a commenté le directeur général de Worldline, Pierre-Antoine Vacheron, cité dans le communiqué.
Ancienne filiale d’Atos, indépendante depuis 2019, Worldline a connu de nombreux déboires ces dernières années, avec notamment une série de pannes spectaculaires, des révisions régulières à la baisse de ses objectifs financiers, la baisse de sa valeur entraînant sa sortie du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris.
Fin juin, une enquête publiée par un consortium de journalistes a accusé Worldline d’avoir traité des milliards d’euros de transactions frauduleuses dans des secteurs dits risqués, faisant de nouveau chuter le titre. Ce travail a conduit à l’ouverture par le parquet de Bruxelles d’une enquête sur la filiale belge du groupe, soupçonnée de blanchiment d’argent.
Les dirigeants de Worldline ont demandé le lancement d’audits externes concernant son portefeuille d’activités les plus risquées, dont les principales conclusions seront communiquées le 30 juillet lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, ont-ils indiqué dans un entretien publié début juillet sur le site des Échos.