Del Vecchio devient le premier actionnaire de Mediobanca

AWP

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Depuis le désengagement d’UniCredit, le fondateur de Luxottica monte à près de 10% dans la banque d’affaires italienne.

Le fondateur du lunetier de luxe Luxottica, Leonardo del Vecchio, détient désormais 9,889% de la banque d’affaires italienne Mediobanca, dont il est le premier actionnaire depuis la quasi-sortie d’UniCredit du capital le 6 novembre, a annoncé lundi la Consob, le gendarme boursier italien.

Le milliardaire de 84 ans a profité de la cession par UniCredit de sa participation pour grimper encore au capital de Mediobanca, principale banque d’affaires italienne qui présentera mardi son nouveau plan stratégique.

M. Del Vecchio est entré en septembre par surprise dans Mediobanca en acquérant 6,94% du capital, puis il a grimpé à 7,52% en octobre et à 9,889% la semaine passée.

UniCredit, qui détenait 8,4% du capital, a liquidé la quasi-totalité de sa participation, n’en contrôlant désormais que 0,258%, selon la Consob.

Le deuxième actionnaire de Mediobanca est Vincent Bolloré avec 6,73%, au lieu de 7,85% précédemment.

Selon les médias, M. Del Vecchio aurait l’intention d’accroître sa participation au-delà de 10% et même jusqu’à 20% mais, pour cela, il doit obtenir le feu vert de la Banque centrale européenne (BCE).

M. Del Vecchio s’est montré critique envers la stratégie de la direction de Mediobanca, appelant à ce qu’elle se focalise davantage sur l’activité de banque d’investissement pour moins dépendre des profits générés par sa filiale de crédit à la consommation Compass et des dividendes versés par l’assureur Generali, dont elle est le premier actionnaire avec 13% du capital.

Il a appelé également à saisir les opportunités d’acquisitions.

Selon les observateurs, le milliardaire a en tête le futur de Generali, dont il détient directement quelque 5% et dont il souhaite favoriser le développement.

Ses critiques ont surpris alors que Mediobanca est considérée par les observateurs comme l’une des meilleures banques européennes. Pour les analystes de la banque américaine Citi, elle affiche ainsi «une rentabilité supérieure à la moyenne du système (bancaire), une croissance de ses revenus plus élevée et un profil de risque plus faible».

Le nouveau plan présenté mardi devrait marquer une continuité par rapport à la stratégie de diversification engagée depuis plusieurs années par Mediobanca, qui a mis notamment l’accent sur la gestion d’actifs, le crédit à la consommation et son expansion à l’étranger, comme en France, où elle a acquis 66% de Messier Maris.

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