BlackRock dopé par l’embellie des marchés au troisième trimestre

AWP

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Le groupe dirigé par Larry Fink gère désormais environ 7’810 milliards de dollars d’actifs, en hausse de plus de 12% sur un an. L'action grimpe.

BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde, a déjoué les pronostics les plus pessimistes au troisième trimestre, annonçant de solides résultats qui montrent un fort redressement des marchés financiers alors que l’économie réelle reste affectée par la pandémie de coronavirus.

Le groupe dirigé par l’ancien trader Larry Fink gère désormais environ 7’810 milliards de dollars d’actifs, en hausse de plus de 12% sur un an, selon un communiqué publié mardi.

BlackRock, qui investit dans des entreprises et des actifs financiers l’argent que lui confient des fonds de pensions, des grosses fortunes, des fonds souverains ou encore des collectivités locales, profite pleinement de la bonne santé des marchés.

Ceux-ci ont poursuivi au troisième trimestre le rebond entamé au second, persuadés que les banques centrales feront le nécessaire pour éviter toute crise de liquidités.

De nombreux investisseurs ont ainsi continué à confier l’argent aux gestionnaires d’actifs pour tenter de profiter de l’embellie générale, même s’il subsiste des incertitudes sur l’élection présidentielle américaine du 3 novembre.

BlackRock a ainsi attiré 129 milliards de dollars de dollars supplémentaires, en hausse de 53% sur un an, principalement des investisseurs européens et asiatiques.

Les gestionnaires d’actifs profitent de cet afflux de placements puisqu’ils prennent des commissions sur les montants qu’ils supervisent.

Quid des promesses environnementales?

«Au moment où les investisseurs à travers le monde doivent faire face à des incertitudes, dont la pandémie et le redémarrage de l’économie, BlackRock y répond en leur apportant des analyses et des conseils stratégiques», a souligné Larry Fink, cité dans le communiqué.

«On observe un niveau de participation record des particuliers sur les marchés», a-t-il aussi remarqué lors d’une interview sur la chaîne CNBC.

«La pandémie engendre une certaine peur de l’avenir et, aux Etats-Unis, cela se traduit par une hausse du taux d’épargne et du taux d’investissement pour le long terme», a-t-il ajouté.

Le bénéfice net de BlackRock a bondi de 22% à 1,36 milliard de dollars lors des trois mois achevés le 30 septembre pour un chiffre d’affaires de 4,37 milliards (+18,3%).

Le bénéfice par action ajusté, baromètre très suivi par les marchés, est ressorti à 9,22 dollars, supérieur aux 7,77 dollars escomptés en moyenne par les analystes.

L’action montait de plus de 4% à la mi-séance à la Bourse de New York.

Larry Fink a aussi tenté mardi de défendre le bilan de sa société en matière environnementale.

Des ONG reprochent régulièrement à BlackRock, qui a affirmé haut et fort en janvier que la lutte contre le changement climatique était devenue une priorité, de ne pas mettre en oeuvre cette promesse dans ses votes lors des assemblées générales (AG) d’entreprises dans lesquelles elle investit.

Mais il n’y pas que les votes en AG qui comptent, a fait valoir M. Fink.

«Nous avons discuté (avec ces entreprises) à 1’200 reprises de problématiques liées aux critères ESG (environnement, social gouvernance), et à 950 reprises il s’agissait du climat», a-t-il assuré.

L’entreprise a déjà levé 25 milliards de dollars à investir dans des produits financiers durables en 2020, ce qui représente plus du double de l’an dernier.

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