Plafonnement des primes: le gouvernement genevois veut un contreprojet

AWP

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S’il partage la préoccupation des initiants concernant l’augmentation constante des primes, l’exécutif estime que ce texte ne permet pas de remédier au problème.

Le Conseil d’Etat genevois va élaborer un contreprojet à l’initiative cantonale visant à plafonner les primes d’assurance maladie à 10% du revenu des ménages. Lancée par la gauche, l’initiative coûterait 450 millions de francs supplémentaires à l’Etat si elle était appliquée telle quelle.

Or le canton verse déjà 323 millions de francs de subsides d’assurance-maladie, a indiqué mercredi devant les médias le conseiller d’Etat Thierry Apothéloz, en charge du Département de la cohésion sociale (DCS). S’il partage la préoccupation des initiants concernant l’augmentation constante des primes, l’exécutif estime que ce texte ne permet pas de remédier au problème.

Selon ce texte, le calcul de la charge de la prime d’assurance-maladie se base sur la prime moyenne cantonale définie par le Département fédéral de l’intérieur pour une franchise de 300 francs avec accident, ce qui correspond à une prime de plus de 500 francs à Genève. Or seul 20% des Genevois a ce type d’assurance, le reste de la population ayant une solution moins coûteuse.

L’initiative pourrait inciter les assurés à opter pour des contrats avec des primes plus élevées, puisqu’ils toucheraient une aide. De plus, ce subside pourrait avoir un impact sur les autres prestations sociales, et certains bénéficiaires risqueraient de perdre ou de voir diminuer ces autres prestations, a noté le Conseil d’Etat.

Dans son rapport sur la prise en considération de l’initiative, le gouvernement invite donc le Grand Conseil à la rejeter. Il lui soumettra un contreprojet visant à aider la classe moyenne. Parmi les pistes évoquées par Thierry Apothéloz figurent le calcul d’un taux d’effort par rapport au salaire ou encore l’élargissement du nombre de bénéficiaires des subsides d’assurance-maladie.