Opportunités sur les obligations des marchés émergents

Communiqué, Epsilon SGR (Eurizon)

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«Si la Fed décidait à nouveau de s’engager sur la voie d'un assouplissement, ce serait un signal positif pour les obligations des marchés émergents libellées en devises locales», explique Luca Sibani d’Epsilon SGR.

A l’occasion de sa dernière réunion de politique monétaire, la Réserve fédérale américaine a laissé ses taux d’intérêt inchangés mais lors de la conférence de presse qui a suivi, son président, Jerome Powell, a laissé entendre qu’une baisse des taux était envisageable en juillet. «Si la Fed décidait à nouveau de s’engager sur la voie d'un assouplissement de sa politique, ce serait un signal positif pour les obligations des marchés émergents libellées en devises locales», explique Luca Sibani, gérant d’un fonds obligations émergentes et responsable des investissements discrétionnaires et «total return» chez Epsilon.

Epsilon SGR est un gestionnaire spécialisé dans la gestion active et quantitative de portefeuilles et son équipe possède une solide expertise sur les obligations à court terme des pays émergents. Elle est également une filiale d’Eurizon, l’entité européenne de gestion d’actifs de la banque italienne Intesa Sanpaolo, dont l’encours sous gestion est proche des 310 milliards d’euros.

Pour sélectionner des obligations, le fonds obligations émergentes d’Epsilon utilise un processus quantitatif qui évalue près de 70 marchés émergents sur la base de critères tels que la croissance économique, la dette publique et la stabilité politique. Compte tenu de cette approche, Luca Sibani a choisi de ne pas réinvestir dans les emprunts d’État turcs et argentins qui sont arrivés à échéance en avril dernier.

Un assouplissement de la politique monétaire américaine réduirait les pressions sur les marchés émergents, dont la dette est souvent libellée en dollar. Si ce scénario se concrétise, le fonds conservera toutefois un profil risque-rendement prudent. «Nous choisirions alors de nous tourner vers d’autres instruments financiers qui compenseraient notre exposition élevée en devises locales», précise le gérant. Grâce à sa stratégie «total return», qui est conçue comme une source de performance alternative avec une volatilité semblable à celles des obligations 3-5 ans en euro, le gérant cherche à profiter des rendements plus élevés offerts par les obligations des marchés émergents, tout en réduisant sensiblement le niveau de risque associé. Il investit essentiellement dans des instruments de dette affichant une courte échéance résiduelle, ce qui réduit également la probabilité de défaut. De plus, le risque de change fait l’objet d'une couverture significative.

Près de 30% des positions du portefeuille constituent des investissements tactiques dont l’échéance est supérieure à trois ans. La poche tactique «vise à protéger le portefeuille buy-and-hold en cas de volatilité et à saisir des opportunités d’investissement sur le segment des obligations d’entreprise des marchés émergents,» conclut Luca Sibani.