Roche s’offre une poussée de croissance au premier trimestre

AWP

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La direction relève dans la foulée son ambition de croissance pour l’ensemble de l’exercice, autour de 5%. Le titre termine toutefois en recul.

Le colosse biopharmaceutique Roche a généré sur les trois premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 14,83 milliards de francs, étoffé de 9% en comparaison annuelle. La direction relève dans la foulée son ambition de croissance pour l’ensemble de l’exercice, autour de 5%, contre de 1 à 5% jusqu’alors. Le bénéfice de base par bon de jouissance doit suivre une courbe similaire.

La performance a une nouvelle fois été largement portée par l’unité Pharma, dont les recettes se sont envolées de 12% à 11,93 milliards de francs. La division Diagnostics a pour sa part stagné à 2,90 milliards, a détaillé mercredi le groupe bâlois. L’absence de progression dans ce domaine répond selon Roche à des soucis temporaires et désormais résolus dans sa chaîne d’approvisionnement.

Roche défrise les projections des analystes consultés par AWP, qui plafonnaient les recettes trimestrielles du groupe à 14,45 milliards de francs. Les revenus du département Pharma n’étaient pas anticipés au-delà de 11,44 milliards et chacun des médicaments auscultés par les experts ont sans exception généré de bonnes surprises.

Les moteurs de ventes capotent, mais résistent

Les trois traditionnels et vieillissants moteurs de ventes ont allégrement rempli dès le premier partiel le critère pour mériter leur statut, à savoir générer plus d’un milliard de francs de recettes annuellement, s’inscrivant au-delà des prévisions les plus optimistes.

Deux d’entre eux, l’Herceptin et l’Avastin, ont toutefois cédé du terrain à respectivement 1,67 milliard et 1,69 milliard de francs.

La direction n’a pas caché ses appréhensions de voir débarquer sur un marché nord-américain jusqu’ici relativement protégé de nouveaux biosimilaires concurrençant les principales sources de revenus du groupe.

L’Ocrevus confirme son rôle dans le rajeunissement du portefeuille de produits, avec une progression des revenus de plus de deux tiers sur un an à 836 millions de francs. Le Tecentriq a étoffé ses recettes de 7% à 336 millions, et le nouveau traitement contre l’hémophilie A Hemlibra, pour lequel il n’existe pas de base de comparaison, a rapporté 219 millions.

Modestes points noirs

En cherchant bien, UBS est parvenu à dénicher une modeste déception dans les recettes de la petite unité Diagnostics, qui a souffert de déstockages. Pharma, qui représente l’essentiel des sources de revenus du groupe rhénan, constitue incontestablement une bonne surprise.

Plus enthousiaste, Liberum anticipe un relèvement de 2 à 4% des attentes du consensus. Bryan Garnier salue les nouvelles perspectives à court terme brossées par la direction.

Vontobel rappelle que tous les médicaments attendus au tournant ont décoiffé les attentes des marchés, mais attend également des explications de la part de Roche sur la relative contre-performance de Diagnostics.

Revenant sur les réticences d’une partie de l’actionnariat de Spark Therapeutics à servir ses parts dans le laboratoire américain, le directeur général Severin Schwann a assuré anticiper une finalisation de cette reprise avant la fin du premier semestre. Le patron doute accessoirement de la nécessité de reformuler encore une offre valorisant cette cible de reprise à 4,3 milliards de dollars.

Malgré une ouverture de séance en fanfare, le bon de jouissance n’a eu de cesse de perdre du terrain tout au long de la journée pour terminer en repli de 1,0% à 266,30 francs. L’indice SMI a pour sa part gagné 0,17% en clôture.