Les exportations horlogères suisses restent bien aiguillées

AWP

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Les ventes à l’étranger avancent de plus de 5% en mai grâce à Hong Kong.

La dynamique de croissance se poursuit pour l’industrie horlogère helvétique au cours du mois de mai, malgré une base de comparaison élevée. La performance de Hong Kong, premier marché pour le secteur, a en particulier soutenu ces résultats tandis que l’Italie a pesé. Il s’agit du 13e mois consécutif de hausse.

Les ventes à l’étranger du secteur horloger ont augmenté de 5,3% sur un an à 1,8 milliard de franc tandis que sur les cinq premiers mois de l’année, la croissance a légèrement ralenti à 9,9% à 8,5 milliards, tout en restant à des niveaux élevés, indique jeudi la Fédération horlogère suisse (FH).

La croissance a concerné tous les segments de prix, avec toujours une mention spéciale pour la gamme 500-3000 francs (prix export), mais également pour les montres de moins de 200 francs, en nette hausse pour le deuxième mois consécutif, précise le communiqué.

Au cours du mois de mai, les montres en acier et bimétalliques (+7,8%) ont apporté la plus forte contribution à l’augmentation de la valeur, alors que les produits en métaux précieux (+1,8%) n’ont connu qu’une faible hausse. Par ailleurs les volumes, portés surtout par les garde-temps en acier, ont poursuivi leur hausse (+8,9%), tout comme durant le mois d’avril.

En très forte progression, Hong Kong (+26,0% en mai) a généré près des deux tiers de la croissance mondiale et ce, malgré un effet de base nettement défavorable. Les Etats-Unis (+9,8%) et la Chine (+5,8%) ont également avancé.

En Europe, les exportations vers l’Italie ont chuté de 21,2% tandis que la France (+8,8%) a progressé. La hausse du Japon (+5,5%) s’inscrit pour sa part dans la moyenne.

Mieux que prévu

Les exportations horlogères ont mieux progressé que prévu, font remarquer les analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) et Deutsche Bank (DB).

Malgré la bonne performance mensuelle, Patrik Schwendimann de la ZKB pointe du doigt la faiblesse des ventes sur le Vieux continent. Celles-ci ont reculé de 4,1%, plombé par l’Italie en particulier, souffrant d’une base de comparaison très élevée.

Il salue par contre le fait que toutes les catégories de prix ont soutenu la croissance, même les gammes d’entrée de prix, dominées par le groupe Swatch et ayant beaucoup souffert les derniers mois.

Le spécialiste de la banque zurichoise table maintenant sur une hausse des recettes annuelles de 7,5% pour le groupe Swatch.

Dans l’ensemble, les perspectives pour Richemont et Swatch demeurent favorables, ajoutent pour leur part les analystes de Deutsche Bank.

Les deux titres ne profitaient cependant pas des chiffres publiés. La porteur Swatch cédait 0,7% à 472,2 francs et Richemont 0,5% à 87,3 francs dans un marché SMI quasi-stable (+0,03%).