Tokyo finit en baisse, inquiétudes économiques

AWP

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Le Nikkei a perdu 125,58 points à 21.062,98 points. L’indice élargi Topix a lâché pour sa part 0,43% (-6,60 points) à 1.537,55 points.

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,59% jeudi, après un maigre rebond la veille, victime d’inquiétudes persistantes sur l’économie mondiale sur fond de crise commerciale sino-américaine et de statistiques décevantes aux Etats-Unis.

A l’issue des échanges, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 125,58 points à 21.062,98 points. Il a totalisé pas moins de 7 séances négatives sur les 8 plus récentes, après la longue pause de dix jours liée en partie à l’abdication de l’empereur Akihito.

L’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a lâché pour sa part 0,43% (-6,60 points) à 1.537,55 points.

Du côté des devises, le dollar fléchissait à 109,47 yens, contre 109,67 yens mercredi à la clôture de la place tokyoïte, et l’euro refluait à 122,70 yens, contre 122,96 yens, des mouvements défavorables à l’achat de titres de groupes exportateurs nippons.

Jeudi, outre les tergiversations qui entourent les négociations commerciales entre Pékin et Washington, le marché regardait l’économie américaine qui a montré des signes d’essoufflement au deuxième trimestre, avec une baisse surprise des ventes au détail et de la production industrielle.

Si elles ne représentent qu’un quart de la consommation -les Américains étant davantage friands des services-, les ventes au détail restent un bon baromètre de l’évolution des dépenses de consommation, elle-même moteur de la croissance américaine.

L’escalade de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran n’arrange rien au climat d’anxiété.

Sur les 225 composantes du Nikkei, les deux tiers ont décliné.

Du nouveau chez Nissan

L’agence de publicité Dentsu a vu son action s’effondrer de 8,48% à 3.990 yens, au lendemain de la publication de ses résultats du 1er trimestre. A l’issue des trois premiers mois, Dentsu a déploré une perte nette de 2,6 milliards de yens (21 millions d’euros), contre un bénéfice de 10,8 milliards de yens un an plus tôt. «C’est un départ lent mais nous allons accélérer la croissance tout au long de l’année», a tenté de rassurer le groupe dans une présentation mise en ligne.

Le titre Nissan a de son côté progressé de 0,16% à 787,1 yens alors que la presse japonaise affirme qu’outre le président de Renault, Jean-Dominique Senard, le directeur général du groupe au losange, Thierry Bolloré, allait entrer au conseil d’administration du constructeur japonais. C’était déjà décidé et approuvé par les actionnaires début avril pour le premier mais rien n’a encore été annoncé par Nissan pour le deuxième. La composition de l’instance a été choisie mercredi et devrait être annoncée cette semaine pour une approbation attendue en Assemblée générale d’actionnaires prévue en juin, a précisé le quotidien Nikkei.

Dans le même secteur, Toyota a chuté de 1,03% à 6.502 yens.

Le titre Sony a de son côté lâché 1,90% à 5.369 yens. Le marché a fermé juste avant que le fleuron de l’électronique n’annonce un plan de rachat de ses propres actions pour un montant pouvant atteindre jusqu’à 200 milliards de yens (1,6 milliard d’euros). Le groupe prévoit d’effectuer l’acquisition de 60 millions de ses titres (4,8% du total en circulation) en dix mois. Ce genre d’opération est généralement appréciée des actionnaires et cela devrait avoir des répercussions positives vendredi sur le cours de l’action.

Plusieurs titres de fabricants de composants électroniques, en partie victimes collatérales des bisbilles commerciales sino-américaines, ont dévissé: -4,55% à 4.820 yens pour Screen Holdings, -6,17% à 8.520 yens pour TDK et -6,30% à 2.881 yens pour Advantest.