Bonds Europe: les rendements obligataires européens plutôt stables

AWP

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A 18H00, le rendement  du Bund allemand à 10 ans s’est légèrement redressé à -0,672% 

Les rendements obligataires ont peu bougé lundi, dans une séance calme du fait d’un jour férié en Grande-Bretagne, le marché des actions ayant été privilégiés par les investisseurs sur fond d’accalmie dans les tensions commerciales.

«La fin de la semaine a été assez mouvementée avec les annonces des deux côtés, américain et chinois, en rapport avec la la guerre commerciale», souligne Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis.

«Les marchés boursiers sont en hausse parce qu’il y aurait des velléités de tractations» entre les deux parties, ce qui se caractérise par un «classique arbitrage entre taux obligataires et actions», explique l’expert.

Chinois et Américains ont appelé lundi au dialogue dans l’espoir de résoudre leur guerre commerciale, trois jours après l’annonce de nouvelles hausses réciproques de droits de douane, qui inquiètent de plus en plus entreprises et marchés financiers.

Dans ce contexte d’apaisement des tensions sino-américaines, «on est en phase d’appétit pour le risque donc les investissements reviennent sur des actifs plus risqués comme les actions au détriment des marchés obligataires», souligne M. Naam.

Aux Etats-Unis, la courbe des taux des obligations américaines à 2 ans et 10 ans s’est une fois de plus inversée.

Compte-tenu des taux d’emprunts souverains extrêmements bas, il faut selon lui «qu’il y ait un risque majeur pour aller sur l’obligataire».

«L’économie ralentit, un nouveau chiffre le confirme et renforce le scénario d’une baisse des taux dans les prochaines semaines», des banques centrales, a-t-il observé.

Ce chiffre, le baromètre ifo, a montré que le moral des entrepreneurs allemands a poursuivi en août sa baisse pour atteindre son plus bas niveau depuis novembre 2012.

La Bundesbank a averti la semaine dernière que l’économie allemande pourrait entrer en récession au troisième trimestre sous l’effet d’une «nette contraction» de la production industrielle.

Dans ce contexte, la question est de savoir si l’Allemagne pourrait recourir à des mesures de soutien à l’économie après plusieurs années consécutives d’excédent budgétaire.

Celui de la France est resté stable terminant à -0,377% contre -0,378%, comme le taux d’emprunt italien à 10 ans à 1,317% contre 1,312%, et le rendement de même maturité du Royaume-Uni, resté inchangé à 0,477%.

En revanche, celui de l’Espagne a légèrement reculé à 0,120% contre 0,131%.

Enfin, aux Etats-Unis, le taux à dix ans baissait un peu à 1,528%, contre 1,535%, à l’instar de celui à 30 ans, à 2,028% contre 2,025%. Le taux à deux ans évoluait à 1,531%, contre 1,533% vendredi à la clôture.

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