BPCE: bénéfice net 2018 stable, projet de reprise d’Oney Bank

AWP

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L’acquisition de la filiale bancaire du distributeur Auchan constitue «une étape importante dans notre ambition en Europe», a déclaré le président du directoire Laurent Mignon.

Le géant bancaire mutualiste BPCE, dont le bénéfice net 2018 est ressorti stable à 3 milliards d’euros, a annoncé son intention d’acquérir 50,1% d’Oney Bank, filiale bancaire du distributeur Auchan spécialisée dans le crédit à la consommation.

Cette opération, dont le montant n’a pas été précisé, constitue «une étape importante dans notre ambition en Europe», a déclaré Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, cité dans le communiqué.

Oney Bank, spécialisé dans les activités de crédit à la consommation, de paiement et produits numériques, est présent dans 11 pays et revendique 7,6 millions de clients.

Ce «partenariat de long terme va nous permettre de développer une offre digitale auprès de millions de clients», précise le patron de BPCE dans le communiqué.

De son côté, Natixis, filiale cotée du groupe bancaire, a publié un bénéfice net 2018 de 1,57 milliard d’euros, en baisse de 6% en raison d’effets exceptionnels et d’un recul des revenus en banque de grande clientèle.

Ce résultat s’affiche en ligne avec les attentes des analystes interrogés par le fournisseur de données financières Factsect qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 1,54 milliard d’euros sur la période.

Par ailleurs, Natixis déclare avoir approuvé les conditions de la cession de ses activités d’affacturage, de cautions et garanties, de crédit-bail, de crédit à la consommation et de titres à sa maison-mère, une décision annoncée en septembre dernier.

Cette opération interne, d’un montant de 2,7 milliards d’euros, présentée comme une simplification de son organisation, permettra à BPCE qui réunit en son sein les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, d’acquérir une nouvelle activité génératrice de revenus dans un contexte de taux bas difficile pour les banques de détail.

En se délestant de ses activités coûteuses en fonds propres, Natixis compte ainsi alléger son bilan pour accélérer son développement via des acquisitions, notamment dans la gestion d’actifs.