Le marché du travail n’a que peu évolué en octobre, le nombre d’inscrits aux Offices régionaux de placement (ORP) ayant progressé de 0,4% ou 535 personnes sur un mois à 141’015. Le taux de chômage n’a pas bougé d’un iota par rapport au mois de septembre, à 3,0%.
Apuré des effets saisonniers, la proportion de sans-emplois a également opté pour le statu quo, demeurant à 3,1%, indique jeudi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco).
Une situation de stabilité qui perdure depuis quasiment six mois et qualifiée comme un «calme plat» par Jérôme Cosandey, chef de la Direction du travail au Seco. «Je vois le verre à moitié plein et à moitié vide. D’une part, nous n’assistons à aucune détérioration. D’autre part, le chômage reste au-dessus de la moyenne», a-t-il expliqué en téléconférence.
Une légère amélioration est enregistrée concernant les jeunes chômeurs, dont le nombre a reculé de 679 ou 4,7%, pour un taux amélioré de 0,1 point de pourcentage à 3,2%. Chez les seniors, l’évolution inverse s’est produite, en témoigne une modeste progression des inscrits aux ORP (+239 ou +0,6% à 38’721), la proportion passant à 2,7% de 2,6% en septembre.
Alors que l’économie suisse se montre résiliente, le Produit intérieur brut (PIB) ayant gonflé de 1,5% au deuxième trimestre, le marché du travail peine à en profiter. Ce délai est habituel, à en croire Jérôme Cosandey. «Avant d’engager, les entreprises préfèrent souvent attendre que l’embellie conjoncturelle se confirme.» Si ces sociétés emploient des personnes affectées par des mesures de chômage partiel, elles vont privilégier en priorité un retour à la normale pour ces collaborateurs, a-t-il par ailleurs souligné.
Signe de la confiance du Seco dans une amélioration du marché du travail, les spécialistes du Secrétariat d’Etat tablent sur un taux de chômage annualisé de 3,1% pour 2026 et de 3,0% pour l’année prochaine.
Le Seco a dénombré 230’001 demandeurs d’emploi en octobre, un chiffre en hausse de 1,1% pour un taux de 4,9% (4,8% précédemment). Les postes vacants ont fondu de 8,5% à 40’462, dont 25’803 étaient soumis à l’obligation d’annonce pour le secteurs où le chômage est élevée introduite en 2018.
Hausse marquée en Valais
Fribourg reste le champion romand, son taux de chômage se fixant à 2,5%. Stabilité également pour Genève, toujours à l’autre extrémité du tableau avec 5,3%, mais également pour le Jura (4,2%). La plus forte variation, une hausse de 0,2 point, est à mettre sur le compte du Valais, qui passe à 3,3%. Vaud (4,8%) et Neuchâtel (4,3%) ont enregistré une progression de 0,1 point, tout comme la région francophone du Jura bernois (4,0%).
Les cantons les plus peuplés que sont Zurich et Berne ont conservé leurs taux respectives de 2,9% et 2,2%. Appenzell Rhodes-Intérieures demeure le canton le moins touché par le chômage, à 0,8% (inchangé).
Le chômage partiel a concerné 7068 personnes en juillet, une baisse de 1295 sur un mois. Les secteurs affectés par la réduction de l’horaire de travail ont diminué de plus d’un quart, à 473.
Le nombre de personnes ayant épuisé leurs droits aux indemnités de chômage au mois d’août s’élevait à 2718, bien moins (-9,5%) qu’en juillet.