Le dollar retombe à cause des craintes sur l’endettement du secteur de l’IA

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Vers 10h55, le billet vert cédait 0,53% à la monnaie unique européenne, à 1,1217 dollar pour un euro, et 0,49% à la devise britannique, à 1,3259 dollar pour une livre.

Le dollar recule jeudi à cause du regain d’inquiétudes autour de l’endettement des acteurs de l’intelligence artificielle (IA), relâchant ses gains engrangés la veille en raison de l’accélération de l’inflation américaine.

Dévoilés mercredi, les prix à la consommation (CPI) ont progressé en septembre aux États-Unis de 3,7% sur an, davantage que les 3,6% attendus, et après 3,4% en août.

Ce chiffre a initialement a relancé la question de savoir si, finalement, la Fed ne devrait pas procéder à une nouvelle hausse de taux consécutive en octobre. Cette perspective a fait décoller mercredi le dollar jusqu’à un sommet depuis mai 2025 face à l’euro.

En l’espace de quelques heures cependant, la tendance du billet vert s’est inversée, dans un renversement qui «semble avoir été provoqué par des inquiétudes croissantes concernant l’endettement du secteur de l’IA», commente Chris Turner, analyste chez ING.

L’entreprise américaine CoreWeave, qui construit des centres de données optimisés pour l’IA pour louer leur puissance informatique, a en effet dévissé de 16% à Wall Street mercredi, plombée par les inquiétudes sur son niveau d’endettement et les montants qu’elle doit payer pour continuer à emprunter auprès des investisseurs.

Or si ces déboires du secteur venaient à peser sur la croissance américaine, la Réserve fédérale (Fed) pourrait être dissuadée de remonter ses taux.

Aussi «au lieu de se renforcer comme valeur refuge, le dollar s’affaiblit à mesure» que montent les paris sur une position «plus accommodante» de la Fed, constate M. Turner.

Vers 10h55, le billet vert cédait 0,53% à la monnaie unique européenne, à 1,1217 dollar pour un euro, et 0,49% à la devise britannique, à 1,3259 dollar pour une livre.

Considéré comme une valeur refuge tout comme la devise américaine, l’or profitait de la faiblesse de celle-ci pour prendre 1,14% à 4152,22 dollars l’once.

Plus tard dans la séance, les cambistes scruteront aussi des indicateurs concernant le mois de septembre aux Etats-Unis: l’indice des prix à la production (PPI) et les ventes au détail.

Ces dernières données en particulier «peuvent révéler si le choc pétrolier se propage à travers les chaînes d’approvisionnement», souligne Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

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