UBS peut vivre avec le compromis proposé par la CER-E, selon son président

AWP

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«Nous pouvons nous en accommoder, mais cela nous coûtera plus cher», déclare Colm Kelleher à l’occasion de la Journée des banquiers à Saint-Gall.

Colm Kelleher, le président du conseil d’administration d’UBS, a jugé jeudi le compromis élaboré par la Commission des affaires économiques et fiscales du Conseil des Etats (CER-E) concernant les fonds propres de l’établissement acceptable. «Nous pouvons nous en accommoder, mais cela nous coûtera plus cher», a-t-il déclaré jeudi à St-Gall lors de la Journée des banquiers, l’assemblée annuelle de l’Association suisse des banquiers (ASB).

Pas forcément «ravi» des propositions visant à renforcer la réglementation en matière de fonds propres, M. Kelleher a relevé que l’objectif premier consiste à parvenir à un «compromis suisse» permettant au numéro un bancaire helvétique de maintenir son siège en Suisse et d’y prospérer. UBS souhaite apporter sa contribution à l’économie du pays.

«Si toutefois nous venions à nous retrouver dans une situation où nous ne serions plus compétitifs, nous devrions bien sûr y réfléchir», a-t-il nuancé. Le président de la banque aux trois clefs «espère que le Conseil des Etats présentera un bon compromis».

A la suite de la débâcle du CS, le Conseil fédéral avait proposé une couverture intégrale des filiales étrangères d’UBS par des fonds propres de base durs (CET1). La CER-E s’est alors prononcée à la majorité contre ce projet de loi et a proposé, fin août, que les filiales étrangères d’UBS soient dotées en capitaux constitués à 50% de fonds propres durs (CET1) et à 50% d’obligations convertibles AT1.

La réglementation allégée présentée par la CER a fait l’objet de près de quatre heures de débats jeudi à la chambre des cantons. Le vote sur ce point a toutefois été reporté jeudi et les discussions au Conseil des Etats reprendront mercredi prochain.

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