Le cours de l’or a joué au yoyo cette semaine, les investisseurs tentant d’évaluer la possibilité que la Réserve fédérale (Fed) rehausse ses taux d’intérêt directeurs en septembre.
Cette éventualité favorise le dollar au détriment de l’or, deux actifs qui se disputent les faveurs des investisseurs comme valeurs refuges.
En début de semaine, le métal jaune pâtissait encore de l’avertissement vendredi dernier du patron de la Réserve fédérale (Fed) Kevin Warsh sur l’inflation, qui a poussé les marchés privilégier ce scénario d’une hausse des taux américains en septembre.
Mais cette perspective a été érodée en milieu de semaine, d’abord par des données décevantes sur l’emploi aux Etats-Unis, puis par les déclarations d’un autre membre influent de la Fed, Christopher Waller, qui s’est dit prêt à maintenir les taux directeurs inchangés si la désinflation suit son cours.
Vendredi a signé un nouveau revirement avec la parution du rapport sur l’emploi américain en août. Le chômage est comme prévu resté bas, à 4,1%, tandis que les embauches ont rebondi avec 162'000 créations nettes d’emploi, le triple de ce qu’attendaient les analystes.
«Combinées à d’importantes révisions à la hausse des chiffres de juin et juillet, ces données indiquent un marché du travail américain bien plus solide que ne le laissaient penser les précédents résultats», avance Dan Smith, économiste pour le cabinet Cebr.
De quoi de nouveau tirer l’or vers le bas.
Vendredi, vers 16h20 à Paris, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4'428,99 dollars, contre 4'455,11 dollars à la clôture la semaine passée.
Le cuivre de marbre
Les cours du cuivre sont restés stables cette semaine, continuant de se maintenir à proximité de leurs plus hauts historiques.
Le métal rouge est soutenu «par des informations selon lesquelles la production de cuivre du Chili, déjà en difficulté depuis un certain temps, a reculé de 9,4% sur un an en raison de conditions météorologiques défavorables», explique Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.
Le Chili est le principal producteur mondial de minerai de cuivre.
Néanmoins, la tendance haussière reste limitée avec «les inquiétudes liées au ralentissement de la demande», expliquent les analystes d’ADM Investor Services, alors que la nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient continue de plomber les perspectives économiques.
Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 14'376 dollars sur le LME, contre 14'294 dollars à la clôture la semaine dernière.
Le café refroidit
Le cours du café a nettement chuté cette semaine, le marché se montrant rassuré sur la production du Brésil, principal producteur mondial.
Le Conseil des exportateurs de café du Brésil (Cecafé) «a révisé ses chiffres d’exportation pour le mois d’août, passant d’une baisse de 22,5% par rapport à juillet à une hausse de 20,5%», souligne Mark Bowman d’ADM Investor Services.
Par ailleurs, «Cooxupé, la plus grande coopérative de café du Brésil, a déclaré mercredi que ses producteurs avaient récolté 91,9% de la récolte 2026 au 28 août (..) en deçà des 94,9% à la même période l’an dernier», ajoute l’analyste. Cela signifie que davantage d’offre reste à venir sur le marché.
Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en décembre valait 296,95 cents contre 312,85 cents le vendredi précédent.
Sur le Liffe de Londres vendredi, la tonne de robusta pour livraison en novembre s’échangeait à 3'363 dollars, contre 3'529 dollars à la clôture sept jours plus tôt.