Le deuxième trimestre s’est révélé favorable au marché du travail, selon les chiffres compilés par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Ainsi, l’emploi total - ajusté de l’agriculture - s’est enrobé de 2,0% sur un an à 5,698 millions de postes. En variation trimestrielle, la hausse atteint 0,5%.
Les femmes représentaient 46,5% du total, indique jeudi l’OFS. Le nombre d’emplois à taux partiel s’élevait à 2,388 millions, dont 68,2% de postes occupés par des femmes. Calculé en équivalents plein temps, le volume total représentait 4,435 millions d’emplois (40,5% de femmes), en hausse de 1,9% en rythme annuel.
Les services (secteur tertiaire) se taillaient encore la part du lion, avec 4,550 millions de postes (+2,2%), contre 1,148 million pour l’industrie et la construction (secondaire, +1,2%).
Le communiqué précise également que le nombre de places vacantes au cours de la période sous revue s’est fixé à 98’700, soit une poussée de 2,7%. Une envolée est enregistrée pour le secteur secondaire - de 21,8% - tandis que les services ont subi un tassement de 2,4%. Les places vacantes couvrent 1,7% de l’ensemble des postes.
Du côté des entreprises, le constat reste le même: recruter du personnel qualifié n’est pas une sinécure. Un tiers d’entre elles peinent à engager le profil désiré, une proportion en hausse de 0,4% sur un an. La situation s’est tendue dans les secteurs secondaire (+0,7%) et tertiaire (+0,4%).
Il n’en reste pas moins que les prévisions demeurent optimistes sur le marché du travail helvétique. Selon les sondages menés par les statisticiens fédéraux, les entreprises prévoyant d’étoffer leur effectif couvrent 11,3% de l’emploi total, contre 11,0% au trimestre précédent, et celles qui envisagent de le réduire représentent 3,9% (4,8% précédemment). L’indicateur prévisionnel de l’emploi a ainsi gonflé de 0,6% à 1,04 point au 2e trimestre.
Les jeunes diplômés peinent davantage à trouver un emploi
Le marché du travail se durcit pour les diplômés des hautes écoles. Le chômage progresse et davantage d’entre eux peinent à trouver un emploi correspondant à leurs aspirations, selon une enquête publiée jeudi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
Parmi les titulaires d’un master universitaire (HEU), le taux de chômage est passé de 3,9% à 6,4% entre 2023 et 2025, un an après l’obtention du diplôme. Pour les diplômés d’un bachelor d’une haute école spécialisée (HES), il a grimpé de 3,4% à 4,9%.
Des domaines jusqu’ici relativement épargnés sont désormais touchés. Le taux de chômage a ainsi plus que doublé dans les sciences techniques et a fortement progressé dans les sciences économiques pour les masters HEU.
La proportion de diplômés peinant à trouver un emploi correspondant à leurs aspirations a aussi fortement progressé. Si le manque d’expérience reste le premier obstacle, «la conjoncture économique est toutefois beaucoup plus souvent invoquée» comme frein à l’embauche, note l’enquête.