Les marchés européens profitent du recul des taux américains, le dollar sous pression

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Paris (-0,09%), Francfort (-0,14%) et Londres (+0,14%) terminent proche de l’équilibre, quand Milan cède 0,75%. A Zurich, le SMI progresse de 0,46%.

Les marchés mondiaux évoluent en ordre dispersé, Wall Street profitant de la détente des taux américains tandis que le dollar plonge et que l’or grimpe après l’annonce du Trésor américain sur ses rachats de dette.

En Europe, les bourses de Paris (-0,09%), Francfort (-0,14%) et Londres (+0,14%) ont terminé proche de l’équilibre, quand Milan a cédé 0,75%.

A Zurich, le SMI a gagné 0,46%.

A New York, vers 15H45 GMT, le Dow Jones gagnait 0,32%, l’indice Nasdaq progressait de 0,28% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,40%.

«La brusque baisse des rendements a donné un sérieux coup de pouce aux marchés actions américains, qui avaient subi des pressions en raison de la progression des rendements souverains vers des niveaux inédits depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies», explique Neil Wilson, analyste de Saxo UK.

Les actions américaines profitent en effet de l’annonce du Trésor américain de son intention de doubler, à compter du 9 septembre, le montant de ses rachats d’obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement.

En d’autres termes, le Trésor cherche à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements.

Pour Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac, cette annonce montre que certains seuils de rendements (4,75 % pour l’emprunt à 10 ans et 5,30 % pour le 30 ans) «commencent à provoquer des réactions de la part des autorités américaines».

«C’est la première fois que Scott Bessent (le secrétaire américain au Trésor, nldr) exprime de façon aussi directe et explicite qu’il a pour mission de plafonner le niveau des taux» américains, explique-t-il.

Vers 14H00 GMT, les bons du Trésor américain à échéance 10 ans affichaient un rendement à 4,65% contre près de 4,71% mardi à la clôture.

Le rendement à échéance 30 ans des emprunts de l’Etat américain s’établissait à 5,20%, contre jusqu’à 5,34% la veille, un niveau plus vu depuis 2007.

Le dollar plonge, l’or brille

Cette annonce a des conséquences sur d’autres marchés par ricochet, explique M. Thozet, notamment sur le dollar, les investisseurs interprétant ces rachats de dette comme une forme d’»assouplissement quantitatif déguisé», à savoir une politique monétaire par laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique ou d’autres actifs financiers afin d’injecter de l’argent dans l’économie.

Pour Neil Wilson également, le marché peut y voir «un assouplissement des conditions financières, dans la mesure où cela permet à la Fed (la Réserve fédérale américaine, ndlr) d’éviter» de rehausser ses taux.

Vers 15H45 GMT, le billet vert perdait 0,76% face à la monnaie unique européenne, à 1,1665 dollar pour un euro.

Et au contraire, l’or, valeur refuge concurrente du dollar et des obligations d’Etat, bondissait de 3,48% à 4485,44 dollars l’once vers 15H45 GMT.

Pétrole toujours à plus de 90 dollars

Mercredi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, restait perché à 92,16 dollars (+1,25%), et le WTI américain s’échangeait à 86,38 dollars le baril (+1,70%) vers 15H45 GMT.

Donald Trump a affirmé mardi qu’aucune discussion avec l’Iran n’avait lieu en ce moment, et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d’Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l’impasse dans laquelle se trouve le conflit.

Moderna s’envole

Au tableau des valeurs, les titres des laboratoires américains Merck (+11,13%) et Moderna (+120,20%) s’envolent à la Bourse de New York mercredi vers 15H45 GMT, après avoir annoncé des résultats positifs lors de la dernière phase d’essais cliniques de leur vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau, qui s’adresse aux patients avec un mélanome dans une phase avancée.

«Il s’agit de la première annonce de résultats positive de phase 3 (...) pour une thérapie anticancéreuse à base d’ARNm», écrivent Merck et Moderna dans un communiqué conjoint.

Par effet de contagion, «c’est tout le secteur de la santé et des biotech qui monte», souligne Kevin Thozet.

A New York, BioNTech grimpait de 19,43%, Novavax gagnait 7,50% et Pfizer prenait 4,21%.

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