Le dollar recule, les espoirs de baisse de taux s’estompent

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Vers 11h20 à Paris, le billet vert perdait 0,25% face à la monnaie unique européenne, à 1,1600 dollar pour un euro, 0,13% face au yen japonais, et 0,52% face au franc suisse, valeur refuge concurrente.

Le dollar recule lundi, les cambistes s’attendant à ce que la Réserve fédérale (Fed) n’augmente pas ses taux directeurs en septembre au vu de de l’inflation en ralentissement et du tableau économique assombri aux Etats-Unis en juillet.

Vers 09h20 GMT (11h20 à Paris), le billet vert perdait 0,25% face à la monnaie unique européenne, à 1,1600 dollar pour un euro, 0,13% face au yen japonais, et 0,52% face au franc suisse, valeur refuge concurrente.

La semaine dernière, l’indice des prix à la consommation (CPI) et celui des prix à la production (PPI) ont tous les deux montrés un ralentissement de l’inflation américaine le mois dernier.

D’autres indicateurs économiques, comme les ventes au détail en repli en juillet, ont jeté une ombre au tableau économique.

«Les marchés mondiaux du risque apprécient le fait que la Fed puisse maintenir ses taux inchangés un peu plus longtemps», estime Chris Turner, d’ING.

Là où en amont de ces publications, les investisseurs attribuaient la même probabilité à un maintien des taux directeurs de la Fed lors de sa prochaine réunion en septembre qu’à leur rehaussement, ils tablent désormais à 70% sur un statu quo, d’après l’outil du CME, FedWatch.

L’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient et aux perturbations de l’approvisionnement en hydrocarbures avait initialement dopé le dollar, devise dans laquelle ces produits se négocient.

Les Etats-Unis semblaient aussi tirer leur épingle du jeu, car leurs importations énergétiques ne dépendent pas directement du Golfe.

Mais ce qui devait «initialement être une opération de quelques semaines» s’est depuis enlisé, et «coûte aux États-Unis bien plus que prévu», constate Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

En parallèle, «l’explosion de la dette américaine et l’absence de discipline budgétaire du gouvernement Trump pèsent sur l’appétit pour la dette américaine», qui est sur le point de dépasser la barre des 40’000 milliards de dollars, ajoute l’analyste.

A terme, les dépenses de consommations ne devraient pas aller en s’améliorant, pensent les analystes de MUFG.

Selon eux, «le coup de pouce supplémentaire aux dépenses de consommation» apporté par les réductions d’impôts du «One Big Beautiful Bill» du président Donald Trump «pourrait s’estomper au second semestre, à mesure que les premiers avantages fiscaux sont absorbés et que les effets de la discipline budgétaire (...) deviennent plus visibles».

Mercredi, le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed de fin juillet devrait possiblement apporter davantage d’indices sur les motivations des responsables monétaires américains.

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