Les intentions d’embauche atteignent leur plus bas niveau depuis cinq ans

Communiqué, ManpowerGroup

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Les compétences en IA et les soft skills gagnent en valeur auprès des entreprises, selon une enquête de ManpowerGroup sur les perspectives d'emploi.

Après un deuxième trimestre marqué par la faiblesse des intentions d’embauche, les perspectives nettes d’emploi pour le troisième trimestre 2026 restent à +19%, soit le niveau le plus bas enregistré pour cette période de l’année depuis 2021. Une enquête complémentaire de ManpowerGroup montre que les employeurs sont de plus en plus disposés à rémunérer davantage les compétences liées à l’intelligence artificielle (IA) ainsi que les compétences comportementales («soft skills»). Le retour au bureau est également considéré par un tiers des entreprises comme un facteur d’amélioration de la productivité.

Les employeurs suisses abordent le troisième trimestre 2026 avec beaucoup de prudence. Les perspectives nettes d’emploi corrigées des variations saisonnières (NEO) progressent d’un seul point par rapport au trimestre précédent pour atteindre +19. Après avoir longtemps occupé les premières places au niveau mondial, la Suisse affiche désormais un NEO inférieur de 7 points de pourcentage à la moyenne internationale.

«Les entreprises suisses disposent désormais d’une meilleure visibilité en matière de planification. Dans le même temps, de nombreux employeurs restent prudents face à une demande plus faible sur certains marchés d’exportation importants. Cela explique pourquoi les intentions d’embauche progressent légèrement, tout en restant inférieures à la moyenne internationale», explique Eric Jeannerod, Country Manager de ManpowerGroup Suisse.

Les employeurs rémunèrent davantage les compétences en IA

L’enquête complémentaire de ManpowerGroup montre que les compétences techniques liées à l’intelligence artificielle (IA) sont fortement valorisées et influencent de plus en plus directement l’évolution des salaires. 56% des employeurs suisses indiquent être prêts à accorder une rémunération supplémentaire pour des compétences liées à l’utilisation de l’IA. Parmi les entreprises de plus de 250 collaborateurs, cette proportion atteint même 66%. Cela soulève la question de savoir si les PME accordent encore moins d’importance à l’IA ou si elles disposent de ressources plus limitées pour mieux rémunérer ces compétences.

Les compétences humaines sont encore davantage recherchées. 66% des employeurs seraient prêts à payer davantage pour des compétences en communication et en travail d’équipe. La professionnalité et l’éthique professionnelle (60%), l’adaptabilité (59%), ainsi que la pensée critique et les capacités de résolution de problèmes (57%) sont également fortement valorisées.

Les applications de l’IA ainsi que les initiatives de formation continue ont joué le plus grand rôle parmi les facteurs d’amélioration de la productivité au cours des 12 derniers mois. Plus de la moitié des entreprises (51%) indiquent que l’utilisation d’outils d’IA pour les tâches quotidiennes a eu un impact positif sur la productivité globale au cours de l’année écoulée. 43% attribuent les gains de productivité à l’automatisation des processus basée sur l’IA ainsi qu’aux formations permettant une utilisation plus efficace des outils d’IA. Il est également intéressant de noter que 33% des entreprises considèrent le retour au bureau ou l’augmentation de la présence sur site comme un facteur positif pour la productivité.

À propos des résultats de cette enquête complémentaire, Eric Jeannerod déclare: «Dans le contexte de l’importance croissante de l’IA, il est intéressant de constater que les compétences technologiques gagnent en importance, mais que les entreprises recherchent toujours des personnes capables de résoudre des problèmes complexes, de prendre des responsabilités et de collaborer efficacement. L’avenir n’appartient pas à l’IA seule, mais à la combinaison entre technologie et compétences humaines.»

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