Le moral des investisseurs allemands a progressé en juillet. L’embellie reflète l’annonce au début du mois d’un vaste train de réformes économiques par le gouvernement du conservateur Friedrich Merz, selon le baromètre de l’institut ZEW publié mardi.
L’indicateur a augmenté de 15,8 points sur un mois pour atteindre 26,3 points, alors que les analystes de la plateforme Factset tablaient sur une hausse très légère d’un demi-point. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis le mois de mars, où l’indice s’était effondré après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
«Le paquet de réformes semble produire ses effets», a estimé dans le communiqué du ZEW son président Achim Wambach, faisant référence à un ensemble de mesures annoncées début juillet par l’exécutif allemand pour faire repartir la première économie européenne en berne. Ces réformes concernent notamment les retraites, la fiscalité, la compétitivité ou encore le pouvoir d’achat. Elles étaient attendues depuis plusieurs mois par les milieux économiques.
Dans ce contexte, «les secteurs orientés vers l’exportation, ainsi que la demande intérieure, enregistrent une croissance soutenue», selon M. Wambach. En revanche, «l’évolution du conflit iranien et du prix du pétrole demeure un facteur d’incertitude central pour la reprise de l’Allemagne», tempère-t-il.
Ainsi, l’évaluation de la situation économique actuelle demeure très négative (-77,6 points), malgré une légère amélioration de 3,4 points. En juillet, la plupart des secteurs voient leurs perspectives s’améliorer, comme la construction mécanique (+14,5 points), le bâtiment (+12,7 points) ou la consommation privée (+14,7 points).
La chimie, la pharmacie et la métallurgie sont en hausse, mais restent encore nettement dans le négatif. En revanche, l’industrie automobile en crise s’enfonce en territoire négatif de 11,3 points pour tomber à -46,6 points.