Le laboratoire bâlois Novartis a enregistré un chiffre d’affaires de 14,4 milliards de dollars (11,6 milliards de francs) au deuxième trimestre, en hausse de 3% sur un an ou de 1% à taux de change constants. Le bénéfice net a revanche fléchi.
La croissance des volumes a contribué à la progression, tandis que la pression des génériques sur certains produits a persisté. Les effets de prix ont eu un impact négatif, tandis que les effets de change en ont eu un positif, indique la multinationale dans un point de situation mardi.
Rentabilité en retrait
Le bénéfice d’exploitation de base est resté stable à 5,9 milliards, pour une marge de 41,2%, en repli de 0,7 point de pourcentage sur un an.
Le bénéfice net de base a reculé de 3% ou de 4% à taux de change constant à 4,58 milliards. Le bénéfice net ajusté par action a atteint 2,41 dollars au deuxième trimestre.
Non ajusté, le bénéfice net a reculé de 19%, à 3,26 milliards de francs, freiné par une taxation plus élevée et des dépenses d’intérêt plus importantes.
Parmi les moteurs de croissance, Kisqali (+43% en monnaies constantes), Kesimpta (+32%), Scemblix (+89%), Pluvicto (+43%) et Leqvio (+59%) se sont particulièrement distingués. Par rapport au consensus AWP, les résultats ressortent globalement au-dessus des attentes, en particulier pour ce qui concerne la rentabilité opérationnelle.
Les flux de trésorerie disponible ont essuyé une baisse de 9% sur un an, à 8,9 milliards.
Dette nette en hausse
A fin juin, la dette nette atteignait 39,4 milliards de dollars, contre 21,9 milliards à fin décembre.
Le flux de trésorerie disponible de 8,9 milliards a été plus que compensé par la sortie de liquidités de 15,3 milliards pour les activités de fusions et d’acquisition, les transactions d’actifs immatériels et les autres acquisitions ainsi que par les 9,1 milliards de versement du dividende annuel et les 3,1 milliards de sorties de trésorerie liées aux opérations sur actions propres.
Novartis a annoncé récemment plusieurs acquisitions chiffrées en milliards, pour étoffer notamment son portefeuille en oncologie ainsi que dans les maladies allergiques.
Le poids lourd pharmaceutique rhénan a confirmé ses objectifs annuels, tablant sur une croissance du chiffre d’affaires en monnaies locales de moins de 5% et sur un recul du bénéfice d’exploitation ajusté inférieur à 5%. Les effets de change devraient avoir un impact positif de 1 point de pourcentage à la fois sur les ventes nettes et sur le bénéfice d’exploitation de base.
Observateurs conquis
La copie rendue ravissait analystes comme investisseurs. Le deuxième partiel a clairement dépassé les attentes, souligne ainsi Stefan Schneider chez Vontobel. L’expert se dit surpris que les perspectives pour l’ensemble de 2026 n’aient pas été relevées à la suite de cette performance trimestrielle.
Un statu quo que son confère Urban Fritsche à la Banque cantonale de Zurich explique par un effet de base favorable, qui ne se répétera pas sur le semestre en cours.
En fin de matinée, la nominative Novartis s’appréciait de 2,0% à 126,68 francs, principal moteur d’un SMI en hausse de 0,22%.