Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui réunit notamment le Ministère français de l'économie et des finances et la Banque de France, s’est dit mardi attentif aux conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient et a indiqué qu’il demeurait des «vulnérabilités financières (...) élevées au niveau mondial».
Les valorisations élevées d’actifs risqués, l’endettement public important et la croissance rapide du financement non bancaire sont autant de faiblesses du système financier mondial, a indiqué le HCSF lors d’un point téléphonique avec la presse.
Mais «le risque principal semble être une prolongation ou une aggravation du conflit» au Moyen-Orient, a continué cette source.
Le Haut Conseil de stabilité financière est une instance de surveillance du système financier français qui s’efforce de préserver la stabilité de celui-ci tout en s’assurant de la croissance soutenable de l’économie. Il se réunit tous les trimestres.
Le Haut Conseil n’a cependant pas estimé nécessaire de demander aux banques de renforcer leurs réserves supplémentaires de capital, mises de côté en cas de crise.
Les participants n’observent par ailleurs «pas de signe de restriction d’offre du crédit» et ont donc maintenu les règles actuelles d’octroi des crédits immobiliers, limitant le taux et la durée d’endettement des ménages.
Les fonds de crédit privé, qui accordent des prêts aux entreprises sans être des banques, ont également fait l’objet de discussions au sein du HCSF.
Ils font face ces derniers mois à des demandes importantes de retraits d’argent de la part des investisseurs outre-Atlantique, signe d’un manque de confiance dans ces investissements.
Le crédit privé «peut être souhaitable et sain, ça apporte un financement additionnel à l’économie», selon le HCSF, mais il doit «évidemment (...) être maîtrisé par tous les intervenants, y compris les investisseurs particuliers» qui souscrivent ce type de placements.
Les acteurs financiers non bancaires, et en particulier les fonds qui prêtent de l’argent aux entreprises, ne sont pas encore assez bien surveillés par le superviseur, affirmait en mai la Banque de France.