La taux de référence pour les loyers maintenu à 1,25%

AWP

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Inchangé en mars 2026 comme en décembre 2025 déjà, cet indicateur avait été ramené début septembre de 1,50% à 1,25%, permettant alors à nombre de locataires de présenter des prétentions pour une baisse de loyer.

Le taux hypothécaire de référence calculé sur une base trimestrielle par l’Office fédéral du logement (OFL) reste fixé à 1,25%, barrant la route à tout prétention de baisse ou de hausse de loyer en cours de bail.

«Les locataires dont le loyer est encore basé sur une valeur plus élevée ont toujours la possibilité de prétendre à une baisse,» rappelle Banque Migros dans un premier commentaire. Les économistes du bras financier du géant orange soulignent néanmoins que la proportion de ceux-ci à saisir cette chance demeure ténue, d’autant plus dans un environnement ou la recherche d’un nouveau logement est jonchée d’obstacles.

Inchangé en mars 2026 comme en décembre 2025 déjà, cet indicateur avait été ramené début septembre de 1,50% à 1,25%, permettant alors à nombre de locataires de présenter des prétentions pour une baisse de loyer.

Il eut fallu, pour que varie à nouveau le taux d’intérêt de référence applicable aux contrats de bail - invariablement publié sur une base trimestrielle en quart de pour cent -, que le taux moyen pondéré des créances hypothécaires octroyées par les banques s’établisse en dessous de 1,125% ou en dessus de 1,375%. Celui-ci s’établissait à fin avril à 1,31%, contre 1,32% fin février, note l’OFL dans un communiqué lundi.

Une valeur inférieure à 1,125% n’a encore jamais été observée, même au plus fort de la période des taux négatifs ponctionnés par la Banque nationale suisse (BNS), soulignaient les économistes consultés par AWP préalablement à la publication.

Gare aux effets indésirables

Le taux d’intérêt de référence est établi depuis septembre 2008 en vue de l’adaptation des loyers dans toute la Suisse. Toute hausse d’un quart de point permet au bailleur d’exiger une hausse de loyer de 3,0%, pour autant que celui-ci soit basé sur le taux de référence précédent et non sur une valeur plus ancienne ou indexé sur le coût de la vie, par exemple. De même, les locataires peuvent demander un allègement de loyer de 2,91% en cas de baisse d’un quart de point.

Toute modification à la hausse ou à la baisse ne peut entrer en vigueur qu’au terme d’une période de préavis, généralement fixée à trois mois complets. La publication du taux de référence survenant en début de mois, il convient d’ajouter à ce délai le reste dudit mois.

Suite à une variation du taux de référence, à la hausse comme à la baisse, les bailleurs peuvent aussi répercuter 40% de l’inflation officiellement recensée par l’indice des prix à la consommation depuis la dernière adaptation de loyer.

Ils disposent en outre de la possibilité de transposer aux locataires l’»augmentation de leurs frais généraux». Dans la pratique et selon l’association alémanique des propriétaires fonciers (HEV), les régies tendent à appliquer un taux forfaitaire de 0,5 à 1,0% de hausse par année.

La prise en compte dans le calcul des variables «inflation» et «frais généraux» peut modérer l’ampleur de la baisse de loyer espérée suite à un abaissement du taux de référence, voire dans certains cas aboutir à une hausse. L’Association des locataires (Asloca) tient à disposition du public un calculateur en ligne pour vérifier le droit à une baisse de loyer avant tout envoi de recommandé.

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