Commerzbank va couper dans ses effectifs

AWP/AFP

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En parallèle des suppressions de postes, la banque prévoit des recrutements ciblés dans l’innovation et d’investir 600 millions d’euros pour exploiter encore davantage le potentiel de l’IA.

Commerzbank, visée par une offre de reprise hostile de l’italienne UniCredit, a dévoilé vendredi un plan de départ de 3000 salariés et des objectifs financiers qualifiés d’«ambitieux» d’ici 2030, réaffirmant sa volonté de conserver son indépendance.

Ces annonces interviennent après qu’UniCredit a officiellement lancé mardi son offre de reprise de Commerzbank pour quelque 35 milliards d’euros (32 milliards de francs), environ un an et demi après avoir acquis une première participation dans la deuxième banque allemande.

Commerzbank veut quant à elle poursuivre sa «transformation», ce qui passera par la «suppression brute d’environ 3000 postes supplémentaires à l’échelle du groupe», selon un communiqué.

En parallèle des suppressions de postes, la banque prévoit des recrutements ciblés dans l’innovation et d’investir 600 millions d’euros pour exploiter encore davantage le potentiel de l’IA.

Commerzbank, qui comptait à fin mars environ 38.000 salariés, veut mener cette transformation progressivement, notamment via des départs à la retraite, à l’instar du précédent plan de départ de 3.900 salariés lancé en février 2025.

La banque des particuliers et des entreprises vise au plan financier un rendement des fonds propres net d’environ 17% d’ici 2028, contre 15% auparavant.

À l’horizon 2030, elle table sur une nouvelle hausse à environ 21%.

Pour 2026, la banque au logo jaune a relevé à «au moins 3,4 milliards d’euros» son objectif de résultat net, après avoir fait état vendredi d’un solde en progression annuelle de 9% à 913 millions d’euros au terme du premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes sondés par Factset.

«Nous avons commencé l’année avec des résultats à des niveaux records. Cela prouve que notre stratégie fonctionne - et qu’elle possède un potentiel encore plus important que prévu initialement», a déclaré Bettina Orlopp, présidente du directoire de Commerzbank, dans le communiqué.

Le directoire et le conseil de surveillance de l’établissement publieront prochainement leur opinion sur l’offre d’UniCredit.

Cette offre «ne propose aucune prime» et le plan communiqué «reste vague et comporte des risques (...) importants» quant à sa mise en oeuvre, fait déjà savoir la banque.

Commerzbank répète qu’elle est «ouverte aux discussions», à condition que la banque italienne, actionnaire pour près de 27% du capital au moment de lancer son offre, relève le niveau de celle-ci et qu’elle accepte de «discuter d’un projet tenant compte des piliers essentiels du modèle économique et de la stratégie de Commerzbank».

«Toute alternative devra être évaluée à cette aune», selon Mme Orlopp.

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