Points clés à retenir
- Le conflit au Moyen-Orient provoque un choc sur les chaînes d’approvisionnement tiré par l’énergie. Les prix de l’énergie ont fortement augmenté, ce qui nous paraît cohérent au regard des informations actuellement disponibles.
- Les actions américaines ont terminé la semaine en baisse, mais ont surperformé les fortes corrections observées sur d’autres marchés actions. Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont progressé, allant à l’encontre de leur rôle traditionnel de valeur refuge.
- Les données d’inflation américaines publiées cette semaine pourraient tester si les pressions inflationnistes liées à l’énergie se diffusent plus largement dans l’économie, ce qui influencerait la marge de manœuvre de la Fed dans un contexte de risque inflationniste accru.
Le conflit au Moyen-Orient provoque un choc sur les chaînes d’approvisionnement dominé par l’énergie, dont les effets diffèrent sensiblement selon les régions du monde. Les prix de marché suggèrent des perturbations susceptibles de durer plusieurs semaines, plutôt que quelques jours ou plusieurs mois.
Cet épisode accentue les risques inflationnistes dans une économie mondiale déjà fortement influencée par des facteurs d’offre. C’est notamment pour cette raison que les rendements des Treasuries à long terme ont légèrement progressé, malgré leur statut habituel d’actifs refuges.
Un choc de type stagflationniste constitue un risque, sans être pour autant le scénario central selon les signaux actuels des marchés.
Dans ce contexte, nous restons sous-pondérés en obligations souveraines américaines de long terme et privilégions les actions américaines.
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