Les exportations horlogères helvétiques ont à nouveau souffert de l’évaporation de la demande aux Etats-Unis, qui a chuté en novembre de 52,3%. Le pays de l’oncle Sam demeure néanmoins avec 201,1 millions l’Eldorado pour les horlogers suisses, devant le Royaume-Uni et Hong-Kong.
Dans l’ensemble, les exportations du secteur ont connu un repli, de 7,3%, pour représenter encore 2,2 milliards de francs.
Le Royaume-Uni (+7,9% à 183,0 millions) et Hong-Kong (+3,1% à 176,6 millions) ont renoué avec la croissance, souligne la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) dans son compte-rendu périodique jeudi.
Le Japon (-4,1% à 164,7 millions) et la Chine (-3,2% à 146,7%) ont vu leurs contributions amoindries, quand Singapour affiche un progression de 4,9% à 156,6 millions.
Seul le segment de prix de 200 à 500 francs a connu une embellie, de 6,8%. Les autres segments ont accusé un recul de 7,8% en valeur.
De toutes les matières
Le constat est plus implacable encore par catégories de matières. Les exportations de garde-temps en métaux précieux se sont amenuisées de 17,2% en nombre de pièces et de 4,9% à 865,7 millions en valeur.
La catégorie demeure néanmoins la première source de revenus pour le secteur, devant les montres en acier (-9,3% à 707,1 millions), les bimétalliques (-7,0% à 355,0 millions), les autres métaux (-12,6% à 120,2 millions) et les autres matières (-7,5% à 11,8%)
Le repli cumulé sur les onze premiers mois de l’année, toutes catégories et tous marchés confondus s’établit à 2,2%.