La majorité de gauche du Conseil municipal, avec le soutien du Conseil administratif, a décidé d’acheter la Villa Masset pour plus de 20 millions de francs.
Les référendaires dénoncent un achat précipité, mal évalué et mal négocié et sans proposition concrète d’affectation et sans évaluation explicite des charges liées, alors que la situation financière de la Ville est déjà très préoccupante.
«Cet achat n’est ni une priorité, ni une nécessité», déclare Maxime Provini, conseiller municipal PLR.
«La Ville peine à entretenir son propre patrimoine – comme l’immeuble qui se trouve derrière nous, à la rue de la Servette 87 – mais trouve soudain plus de 20 millions pour une villa de maître dont elle ne sait pas quoi faire et qui devrait nous coûter 2 millions de charges annuelles supplémentaires.»
Contrairement à ce qui est affirmé, la parcelle de la Villa Masset n’est pas un parc, c’est un domaine patrimonial avec toutes les contraintes liées.
«Ce terrain est protégé, où tous les drois à bâtir sont épuisés ne pourra pas être bétonné », précise Boris Calame, président des Verts-Libéraux Ville de Genève.
«Parler d’un espace vert à sauver est mensonger.»
De plus, aucun projet concret n’a été présenté pour la maison de maître, pourtant classée et donc très contrainte.
«On assiste à un achat compulsif, sans vision politique ni plan d’utilisation réaliste », souligne Alexandre Chevalier, président de l’UDC Ville de Genève.
Enfin, la dimension financière reste largement sous-estimée.
«Entre l’achat, les transformations et l’entretien, la facture dépassera allègrement les 20 millions annoncés», avertit Roger Gaberell, coprésident du Centre.
«C’est irresponsable alors que la dette de la Ville frôle déjà les 2 milliards.»
«Alors que des familles attendent depuis des années la rénovation de leurs immeubles et que des centaines de places en crèche manquent encore, la gauche préfère se lancer dans une nouvelle opération immobilière hasardeuse, véritable gouffre financier, dont on ne sait même pas ce qu’on pourra faire.
Ce vote est un appel au bon sens et à la responsabilité : remettons les besoins urgents des Genevois au coeur des priorités», conclut Ramón Jiménez Pomareta, président du PLR Ville de Genève.
«Le 30 novembre, nous appelons les Genevois à dire NON à la Villa Zep.»