Novartis débourse 12 milliards pour Avidity Biosciences et ses actifs en neurosciences

AWP

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Le géant bâlois revoit dans la foulée son objectif de croissance annualisée pour la période 2024-2029 à 6%, contre 5% jusqu’alors. Son action clôture toutefois en légère baisse.

Le mastododonte pharmaceutique Novartis a convenu de racheter le spécialiste des traitements à base d’acide ribonucléïque (ARN) Avidity Biosciences, basé à San Diego et coté au Nasdaq, pour un montant de 12 milliards de dollars.

L’opération permet au groupe bâlois notamment de mettre la main sur les actifs en neuroscience de sa cible de reprise, tandis que les activités encore balbutiantes dans le domaine cardiologique seront préalablement externalisées dans une nouvelle société, indiquent les deux protagonistes dans des communiqués distincts dimanche soir.

Sont ainsi compris dans la transaction trois produits en phase finale de développement clinique: le delpacibart zotadisen destiné au traitement de la myopathie de Duchenne, le delpacibart étésédiran contre la dystrophie myotonique de type 1 (ou maladie de Steinert), ainsi que le delpacibart braxlosiran contre la dystrophie facio-scapulo-humérale.

Généreuse prime de reprise

Dans le détail, Novartis propose un prix de rachat de 72 dollars par action en liquide, représentant une prime de 46% sur le cours de clôture vendredi 24 octobre ou de 62% sur le cours moyen pondéré des trente dernières séances de négoce. Les deux conseils d’administration recommandent unanimement aux actionnaires d’Avidity de souscrire à l’offre.

La finalisation de la transaction est prévue pour le 1er semestre 2026, sous réserve encore de son approbation par les autorités concernées comme par les actionnaires de la firme californienne.

Novartis revoit dans la foulée son objectif de croissance annualisée (CAGR) pour la période 2024-2029 à 6%, contre 5% jusqu’alors, tablant toujours sur une cadence d’environ 5% à plus longue échéance.

Stratégiquement pertinent

Les analystes saluent lundi l’acquisition d’un complément pertinent aux activités actuelles de Novartis, sans toutefois se prononcer sur le montant de l’opération.

Avidity remplit tous les critères de l’acquisition idéale dépeinte par le patron de Novartis au moment de son entrée en fonctions: une plateforme technologique de pointe, susceptible de générer rapidement des revenus et de s’imposer comme première de classe, avec au moins un actif en phase finale de développement, énumère Stefan Schneider, chez Vontobel.

A la Banque cantonale de Zurich (ZKB), Laurent Flamme table sur des recettes annuelles additionnelles liées à cette acquisition de un milliard de dollars à l’horizon 2029, qui devraient culminer en 2041 à 5,1 milliards.

Les investisseurs ont été plus dubitatifs, à la veille de la présentation des résultats trimestriels du géant rhénan. A la clôture de la Bourse suisse, la nominative Novartis a abandonné 0,88% à 103,16 francs, dans un SMI en retrait de 0,32%.

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